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Kinshasa: Bahati Kasindi annonce le lancement de la 4ème édition de l’événement «Du virtuel au réel»

Bahati Kasindi, Directeur général de l’agence de communication Miteka Advertising, spécialisée dans la création de contenus, les relations publiques, le marketing digital et l’événementiel, s’est confié à «AfricaNews» à l’occasion d’une nouvelle collaboration avec Team Booster Digital. Ensemble, les deux structures préparent la 4ème édition de l’événement «Du virtuel au réel», prévue pour la mi-août prochaine. Placée sous le thème: «Jeunesse ya qualité», cette édition ambitionne de promouvoir une utilisation responsable des réseaux sociaux et de réorienter l’influence numérique vers des actions concrètes au service de la société. Ancien journaliste devenu entrepreneur, Bahati Kasindi revient sur les objectifs de cette initiative, l’impact des précédentes éditions et les défis rencontrés dans l’organisation de cet événement devenu un rendez-vous incontournable de la sphère digitale congolaise. Entretien.

Concrètement, comment mesurez-vous l’impact réel de l’événement?

L’impact se mesure avant tout à travers les retours que nous recevons des participants et des internautes. Depuis la première édition, c’est la communauté elle-même qui réclame la tenue des éditions suivantes. Cela a été le cas avant la deuxième et la troisième édition, et aujourd’hui encore, la demande est forte pour cette quatrième édition. Au-delà de cet engouement, nous constatons également que les messages véhiculés produisent un véritable effet. Depuis la troisième édition, certaines personnes n’hésitent plus à nous interpeller lorsque nous nous éloignons des valeurs que nous défendons en ligne. Elles nous rappellent notre engagement contre la haine numérique et nous demandent de rester cohérents dans nos prises de parole. Pour nous, c’est la preuve que le message est entendu et qu’il continue d’influencer positivement les comportements.

Pourquoi avoir choisi le thème de la «qualité» chez les jeunes plutôt que de miser simplement sur le nombre d’influenceurs présents?

Parce que la qualité reste l’une des valeurs les plus importantes que chacun peut apporter à sa communauté. Pourtant, c’est aussi une notion que beaucoup pensent déjà maîtriser. Nous avons donc choisi d’insister sur cet aspect afin qu’il devienne un véritable critère de référence dans les interactions numériques. Avec notre équipe, nous sommes convaincus que le pays et, plus largement, toute la congosphère, a besoin aujourd’hui d’un rappel sur les responsabilités qui accompagnent la liberté d’expression. Trop souvent, cette liberté est confondue avec la diffusion de discours haineux ou de critiques gratuites, sous prétexte que chacun peut s’exprimer librement sur Internet.

Quels critères utilisez-vous pour sélectionner les intervenants et les participants?

Le principal critère reste l’impact réel que ces personnes exercent sur la communauté des jeunes internautes. Le concept même de «Du virtuel au réel» consiste à réunir des personnalités qui influencent les débats et les tendances sur les plateformes numériques afin qu’elles partagent leurs expériences et leurs bonnes pratiques avec le public. Nous recherchons donc des profils capables d’inspirer, de sensibiliser et de transmettre des messages constructifs aux jeunes comme aux moins jeunes.

Quelle a été la principale difficulté rencontrée entre la troisième et la quatrième édition?

Le principal défi demeure le financement. En République démocratique du Congo, les activités culturelles et éducatives bénéficient encore de peu de mécanismes de soutien ou de subventions. Malgré ces contraintes, nous restons convaincus de l’utilité sociale de ce projet et nous poursuivrons nos efforts. J’en profite d’ailleurs pour remercier sincèrement tous les partenaires, sponsors et personnes qui nous ont accompagnés lors de la précédente édition. Sans leur confiance, la troisième édition n’aurait pas connu le succès et l’impact qu’elle a eus. 

Au-delà de la visibilité, que gagne Miteka Advertising en organisant cet événement?

La visibilité est évidemment un aspect important, mais ce n’est pas notre principale motivation. L’organisation de ce type d’événement nous permet surtout d’acquérir de l’expérience dans la gestion de grands rendez-vous publics. Chaque édition représente une occasion d’apprendre davantage sur l’écosystème culturel et événementiel RD-congolais, de renforcer nos compétences organisationnelles et de mieux comprendre les attentes du public. Pour moi, cette valeur ajoutée dépasse largement les considérations financières.

Si un jeune participe à «Du virtuel au réel 4» sans réseau ni moyens financiers, avec quoi peut-il repartir concrètement?

Je préfère laisser les participants eux-mêmes répondre à cette question à travers leur expérience. Ce que je peux affirmer, c’est que les précédentes éditions ont apporté beaucoup à ceux qui y ont pris part. Aujourd’hui, «Du virtuel au réel» n’est plus seulement un espace de divertissement ou de rencontres. C’est également une plateforme d’apprentissage, de réseautage, d’inspiration et de développement personnel. Nous invitons donc les jeunes à venir découvrir par eux-mêmes ce que cet événement peut leur apporter.

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