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Centrale de Busanga : le plaidoyer de Moïse Ekanga

La construction d’une centrale hydroélectrique à Busanga dans la province du Lualaba s’avère salutaire dans la mesure où elle va approvisionner en énergie électrique le projet minier issu du partenariat sino-congolais qui prévoit de produire 250.000 tonnes de cuivre par an. La plaidoirie vient du Sénateur Moïse Ekanga, Coordonnateur du Bureau de coordination et de suivi du programme sino-congolais -BCPSC.

Dans une interview accordée à La libre Afrique, il a déclaré que cette centrale de Busanga si importante pour l’avenir énergétique de la RD-Congo, devra permettre la production de 240 mégawatts. «Le projet minier a besoin de 170 mégawatts, il sera donc possible de réinjecter 70 mégawatts sur le réseau national qui viendront s’ajouter aux 50 mégawatts fournis jusqu’ici par la Société nationale d’électricité -SNEL- au projet minier», a-t-il expliqué.

A l’en croire, les soucis pour les habitants de Busanga ont été réglés et à ce jour, la Gécamines et le ministère des Mines travaillent sur les questions relatives aux personnes qui y exploitaient des carrés miniers. Parlant du financement de cette centrale de Busanga, Moïse Ekanga a précisé que le projet est totalement financé par les Chinois, lesquels détiennent 75% des parts et ont cédé 25% aux entreprises d’État et privées RD-congolaises via un système de portage.

De l’avis de Moïse Ekanga, la mise en service de cette centrale permettrait coup sur coup de booster la production de Sicomines, dont le bénéfice a flirté avec les 100 millions de dollars en 2016 et 400 millions de dollars en 2018 et 2019, de rembourser le prêt chinois et permettrait que Sicomines devienne une entreprise entièrement congolaise. Le contrat chinois prévoit que 6,6 milliards de dollars soient apportés par les partenaires chinois, soit 3 milliards pour les infrastructures et 3,6 milliards pour le projet minier. À ce jour,
Concrètement, 900 millions de dollars ont été décaissés pour les infrastructures, intérêts compris, et 1,8 milliard pour les investissements miniers. Cliquez-ici pour lire l’interview accordée à La libre Afrique.

Olitho KAHUNGU

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