
À quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée chaque le 25 avril, le réseau mondial Civil Society for Malaria Elimination -CS4ME- mobilise la Société civile autour d’un message fort: «mettre fin au paludisme: maintenant c’est possible. Agissons maintenant: plaçons les communautés au premier plan». Civil Society for Malaria Elimination fédère plus de 1.000 organisations de la Société civile engagées dans l’élimination du paludisme.
Présent dans 48 pays d’Afrique et d’Asie du Sud, le réseau porte la mission de garantir que les programmes de lutte contre le paludisme soient efficaces, durables, ancrés dans les communautés, fondés sur les droits humains, équitables, innovants, correctement financés et inclusifs. Pour porter cette ambition, Impact Santé Afrique -ISA-, qui assure le Secrétariat de CS4ME, organise le Forum annuel CS4ME 2026. Cette conférence virtuelle de haut niveau se tiendra le mercredi 22 avril 2026 à partir de 9h00 -GMT- sur la plateforme http://zoom.us.
Plus de 500 participants sont attendus, notamment Organisations de la Société civile, Instances de coordination nationale, Programmes nationaux de lutte contre le paludisme, parlementaires, chercheurs locaux et partenaires de santé. Le Forum CS4ME s’impose, année après année, comme une plateforme stratégique d’échanges et de plaidoyer. L’édition 2026 intervient dans un contexte où les progrès contre le paludisme stagnent dans plusieurs régions, alors que les outils pour éliminer la maladie existent. Pour CS4ME, le chaînon manquant reste l’implication réelle des communautés.
«Les communautés ne doivent pas être de simples bénéficiaires. Elles doivent être au cœur de la conception, de la mise en œuvre et du suivi des interventions», insiste le secrétariat de CS4ME dans son appel à mobilisation. Les travaux du 22 avril aborderont plusieurs enjeux clés: le financement domestique et innovant de la lutte contre le paludisme, la redevabilité des programmes nationaux, l’intégration du genre et des droits humains, l’accès équitable aux innovations comme les nouveaux vaccins et les moustiquaires imprégnées de nouvelle génération, ainsi que le rôle des parlementaires pour inscrire le paludisme à l’agenda politique.
La Société civile entend aussi interpeller les décideurs sur les retards de décaissement du Fonds mondial et sur la nécessité d’accélérer l’introduction de nouvelles stratégies recommandées par l’Organisation mondiale de la santé -OMS. Les expériences de terrain des OSC d’Afrique et d’Asie seront partagées pour montrer comment l’approche communautaire sauve des vies, notamment dans les zones rurales et enclavées.
À travers ce Forum, CS4ME veut peser sur les engagements qui seront pris lors de la Journée mondiale du 25 avril 2026. Le réseau rappelle que le paludisme tue encore un enfant chaque minute dans le monde, à 95% en Afrique. «Mettre fin au paludisme est possible. Les outils existent. Ce qui manque, c’est la volonté politique et la place centrale donnée aux communautés», martèle ISA. Les journalistes sont invités à couvrir cette conférence virtuelle pour relayer la voix des communautés et maintenir la pression sur les gouvernements et les partenaires. Le lien de connexion sera communiqué aux médias accrédités.