SantéSociété

Dr Gilbert Ngonga: «la contraception contribue au développement de la communauté»

Lutter contre les grossesses non désirées et promouvoir les naissances désirables, c’est la mission que s’est assignée depuis près de 50 ans l’Association pour le bien-être familial, naissances désirables -ABEF-ND. En marge de la journée du 26 septembre, consacrée mondialement à la contraception, son Directeur exécutif Gilbert Ngonga a accordé une interview à AfricaNews en vue d’expliquer les biens-faits de l’utilisation des méthodes contraceptives. D’entrée de jeu, Dr Gilbert Ngonga a défini la contraception comme «l’ensemble de moyens et de mesures pour un couple de rendre leurs rapports sexuels non fécondants». A l’en croire, opter pour la planification familiale offre beaucoup d’avantages à la femme, au couple, à la famille, à la communauté mais aussi au pays. «Une femme qui utilise une méthode contraceptive, non seulement espace les naissances, mais surtout exprime son plein potentiel. La femme n’est pas là que pour s’accoucher. Elle est aussi appelée à mettre son intelligence à profit pour le développement au sein de sa communauté. La contraception contribue à l’épanouissement de la femme en lui donnant du temps pour autre chose que la maternité», a insisté le médecin Ngonga.

Concernant les types des méthodes contraceptives, le directeur exécutif de l’ABEF-ND a expliqué qu’elles peuvent être regroupées en deux catégories: les méthodes naturelles et les méthodes artificielles. «Les méthodes naturelles font généralement référence à l’abstinence tant pour les adolescents que pour les couples. Cette abstinence peut être périodique, en évitant pour les couples, d’avoir des rapports sexuels pendant les jours de fertilité. Les méthodes artificielles quant à elles peuvent être barrières ou hormonales», a-t-il expliqué. Le procédé des méthodes barrières est simple: empêcher au sperme de pénétrer le tractus génital de la femme et ainsi éviter toute fécondation. Dans cette catégorie figurent notamment les préservatifs féminins et masculins mais aussi le dispositif intra-utérin -DIU. «Les méthodes hormonales agissent sur l’équilibre hormonale pour éviter la fécondation. Il y a dans cette catégorie les pilules contraceptives, la contraception injectable, les implants et les DIU hormonaux», a ajouté Dr Gilbert Ngonga.

Effets secondaires possibles mais pas d’inconvénients avérés

Contrairement à ce qu’il se raconte en société, les méthodes contraceptives ne présentent aucun inconvénient irréversible connu. Toutefois, comme tout autre produit pharmaceutique, elles peuvent donner lieu à des effets secondaires bénins. «Ces effets secondaires peuvent être pris en charge en milieu hospitalier sans problème par des prestataires formés. On ne peut pas donc parler d’inconvénients», a tranché Dr Ngonga.

Organisation pionnière dans la planification familiale en RD-Congo, l’ABEF-ND fête ses 50 ans dans le pays l’année prochaine. De quoi pousser à un bilan d’étape. A ce sujet, son directeur exécutif s’est montré enthousiamste tant sur le chemin déjà parcouru que sur la suite. «Nous continuerons à nous battre aux côtés d’autres partenaires pour nous assurer que tous les besoins en PF soient pris en compte», a-t-il promis, relevant les deux axes d’intervention de son organisation: l’accès à l’information et l’offre des services. Pour le premier volet, ABEF mène des plaidoyers dans l’institutionnel et le communautaire afin d’obtenir l’adhésion d’un plus grand nombre. En ce concerne les services, elle s’appuie ses 6 cliniques et plus de 300 cliniques partenaires à travers le pays. Toutefois, le chemin est encore long, la RD-Congo affichant à ce jour au moins 28% de besoins non satisfaits en planification familiale.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page