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Washington veut stopper l’hémorragie dans l’Est de la RD-Congo

Les États-Unis d’Amérique ont annoncé, le 30 avril dernier, des sanctions financières à l’encontre de l’ancien Président Joseph Kabila Kabange. Dans un document officiel rendu public par Thomas Pigott, porte-parole du Département d’État, les autorités américaines accusent Joseph Kabila de chercher à «déstabiliser le gouvernement de la RD-Congo en soutenant les rebelles de l’AFC/M23» qui occupent, depuis plus d’une année déjà, les villes de Goma et Bukavu dans l’Est du pays. Concrètement, ces sanctions impliquent le gel de tous les avoirs et intérêts patrimoniaux de l’ancien Chef de l’État RD-congolais qui se trouveraient aux États-Unis ou sous le contrôle de ressortissants américains. Les transactions impliquant des entités détenues à plus de 50% par l’intéressé sont également strictement interdites.

«Le M23 est un groupe armé soutenu par le Rwanda opérant dans l’Est de la RD-Congo, et l’AFC agit comme sa coalition politico-militaire, cherchant à renverser le gouvernement de la RD-Congo», a indiqué ce communiqué. Cette décision américaine s’inscrit dans un calendrier déjà marqué par des développements judiciaires et politiques majeurs. En septembre 2025, la justice militaire RD-congolaise avait condamné l’ancien Président Joseph Kabila à la peine de mort par contumace pour «complicité» avec la rébellion de l’AFC/M23. Et au mois de mars 2026, les États-Unis avaient ciblé les Forces de défense rwandaises -RDF- et quatre de leurs officiers supérieurs pour leur soutien opérationnel direct aux rebelles.

Pour l’administration américaine, il s’agit désormais de faire respecter les engagements pris dans le cadre des Accords de paix de Washington signés entre la RD-Congo et le Rwanda, ainsi que les Accords de Doha entre la RD-Congo et la rébellion de l’AFC/M23. Au pays, l’annonce de ces sanctions américaines a été accueillie avec un mélange d’espoir et de prudence par la Société civile RD-congolaise, qui souffre au quotidien des conséquences directes de cette instabilité. Les États-Unis ont réaffirmé leur solidarité avec le peuple RD-congolais, promettant de poursuivre leur appui aux solutions diplomatiques afin de mettre fin aux souffrances des civils dans cette région en proie aux tumultes.

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