
Semaine noire pour le secteur des Transports en RD-Congo. Alors que les attentions étaient focalisées sur le crash aérien qui a endeuillé la justice militaire, faisant 17 morts dont les deux chefs de la Haute cour et du parquet militaires, les eaux n’ont pas, non plus, été clémentes. Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre, une embarcation motorisée a chaviré sur le lac Kivu, dans le groupement de Nyakalengwa, en territoire d’Idjwi, au Sud-Kivu.
L’embarcation partie de Bukavu devrait rallier le nord d’Idjwi. Le bilan fait état d’au moins 12 morts et 5 rescapés alors que les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes disparues. D’après les sources locales, l’embarcation transportait notamment des vendeurs de fretins, appelés sambaza, ainsi que d’autres passagers. Ce drame est intervenu tout juste deux jours après un précédent naufrage sur le lac Tanganyika, plus au sud du pays. Mercredi matin, le bateau MV MJP a fait naufrage au large de Kabimba, dans la province du Tanganyika, faisant au moins 41 décès.
Le navire, en provenance de Kigoma, en Tanzanie, et à destination de Kalemie, aurait dépassé sa capacité de 550 tonnes. Le plus dur dans cette histoire, c’est que ces deux naufrages endeuillent davantage le pays qui a enregistré au moins 70 personnes mortes des incidents du secteur des transports. Depuis le début de l’année, les eaux RD-congolaises se sont montrées particulièrement meurtrières avec une dizaine de naufrages, emportant plus de 200 personnes, en plus des 350 disparues. Pour les experts du secteur, ces drames à répétition seraient dus à la surcharge des embarcations et des voyages nocturnes. Pourtant, la réglementation en vigueur interdit formellement tout voyage nocturne sur les eaux RD-congolaises. Une mesure constamment violée par les transporteurs afin d’éviter la police maritime.
Djenny LUSAKUENO





