
Le ministre de l’Emploi et du Travail, Ephraim Akwakwa a suspendu les sociétés de placement, mieux des sociétés de la sous-traitance, sur l’ensemble de la République. Réagissant à cette décision, Isabelle Ebambi Katalayi, experte en marché de l’emploi et Directrice générale honoraire de l’Office national de l’emploi -ONEM- estime que la suspension immédiate de toutes les sociétés de placement risque de créer des répercussions sociales et économiques importantes. Pour elle, cette suspension brutale des sociétés de placement risque de fragiliser l’emploi et l’économie. «Plutôt qu’une interdiction générale, un audit préalable et des contrôles réguliers auraient permis de cibler les abus sans déstabiliser le marché de l’emploi. Protégeons les emplois en RD-Congo», a conseillé cette passionnée de l’emploi des jeunes.
«Des milliers de travailleurs RD-congolais, qui dépendent de ces structures, pourraient se retrouver brusquement sans emploi, ce qui aurait un impact direct sur leurs familles et leur stabilité financière», ne cesse de regretter cette consultante en ressources humaines. Dans sa réaction, Isabelle Ebambi Katalayi a démontré que les entreprises utilisatrices qui font appel à ces sociétés de placement pour des services d’externalisation verront leur activité perturbée, risquant ainsi de compromettre leur productivité et, plus largement, l’équilibre de économie rd-congolaise. «Il est essentiel de maintenir la continuité des opérations économiques et la stabilité du marché de l’emploi pour éviter des perturbations qui pourraient avoir des effets à long terme sur notre économie», a-t-elle conseillé.
L’ancienne mandataire publique craint que cette décision ministérielle entraîne une crise qui ne reflète, sans doute, pas pleinement l’esprit de l’instruction donnée lors du dernier Conseil des ministres. «Une telle décision pourrait être perçue comme contradictoire à l’engagement constant du Président de la République en faveur de la création de millions d’emplois», a-t-elle indiqué.Le ministre de l’Emploi et du travail, Ephraim Akwakwa a suspendu les sociétés de placement en marge de sa participation à l’assemblée générale des travailleurs rd-congolais du secteur de commerce, en grève pour dénoncer les conditions délétères dans lesquelles ils évoluent, notamment la non signature des contrats de travail. Les travailleurs du secteur de commerce ont également dénoncé les horaires de travail non définis et les heures supplémentaires non payées.
«Le Président de la République veut que les Congolais aient accès à l’emploi et soient bien rémunérés. Et moi, .en tant que ministre de l’Emploi et du travail, j’ai pris la décision de suspendre les sociétés de placement, que vous appelez sous-traitance, sur toute l’étendue du pays», a soutenu le ministre ministre de l’Emploi dans sa décision. «Nos lois stipulent clairement que tout travailleur doit signer un contrat», a-t-il rappelé. Dans la foulée, le ministre de l’Emploi et du travail a annoncé une augmentation importante du salaire minimum interprofessionnel garant – SMIG-.