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Sondage Les Points: cote de cœur pour Mbadu, Muyej, Niango et Lokondo

Les RD-Congolais ont évalué les actions des acteurs politiques animant les différentes institutions du pays. A travers un sondage réalisé par l’Institut Les Point, ils ont, selon les organisateurs, porté leur choix sur ces animateurs ayant marqué les esprits non par leurs poids politiques, mais exceptionnellement par leurs actions dans le cadre exclusif de l’exercice de leurs fonctions. Parmi les membres de l’Exécutif, Me Papy Niango a séduit les enquêtés et engrangé 70% de suffrage pour «sa volonté de moderniser au standard international le secteur des Sports». Du côté des gouverneurs, Jacques Mbadu du Kongo Central et Richard Muyej de la Lualaba ont glané une cote de cœur pour leurs actions louables au profit de leurs provinces. Ils ont respectivement glané 80% et 74% de suffrage exprimé. Dans les rangs des parlementaires, Henry Thomas Lokondo mène la danse, talonné par le speaker de la chambre basse, Aubin Minaku.
La sphère politique RD-congolaise est très agitée depuis l’année dernière avec notamment la convocation de deux dialogues ayant débouché chacun à la formation d’un gouvernement d’union nationale. Bien avant, il y a eu l’installation des gouverneurs des 21 nouvelles provinces créées selon l’esprit de la Constitution de 2006. Cela étant, l’institut Les Points s’est donné de sonder les RD-Congolais pour savoir ce qu’ils pensent des animateurs des différentes institutions du pays. Ceux-ci sont divisés en trois catégories. La première concerne principalement les gouverneurs des provinces. Ici, deux sous-catégories se dégagent. Ceux des provinces démembrées et ceux des régions n’ayant pas subi le découpage. Jacques Mbadu Nsitu de Kongo central est en tête des gouverneurs des provinces non-démembrés. Considéré comme la cheville ouvrière de la Révolution de la modernité dans l’ex-Bas-Congo, Mbadu, accrédité de 80% de suffrage, a, selon les enquêtés, placé sa province sur la voie de l’émergence grâce à des grandes réalisations touchant directement à la vie de ses administrés, notamment l’industrialisation de son territoire, l’instauration d’un bon climat des affaires ayant généré des investissements publics et privés multilatéraux et bilatéraux de plus d’USD 1 milliard 500 millions. Il est suivi par son homologue de Maniema, Pascal Tutu Salumu qui bénéficie de 47% d’opinions favorables. Ancien ministre de l’Intérieur, Richard Muyej trône sans partage au royaume des gouverneurs des provinces décentralisées. Il a engrangé 74% d’opinion favorable «pour ses efforts visant à booster le secteur minier et pour avoir doté, dans un temps record, les institutions provinciales -le parlement, le gouvernorat et le parquet-, des bâtiments réhabilités et modernisés». Tony Bolamba, gouverneur de l’Equateur, se classe en seconde position pour n’avoir mieux encaissé que 32% de suffrage.
Shadary et Okitundu se distinguent
La deuxième catégorie des animateurs politiques ayant fait objet de ce sondage est celle des membres du gouvernement Tshibala composé tant de sociétaires de la Majorité présidentielle -MP- que de l’Opposition. A en croire les organisateurs, ce sondage a classé les membres du gouvernement en quatre sous-groupes, notamment la MP, l’Opposition signataire de l’accord du 18 octobre, l’Opposition républicaine et le Rassemblement. Du côté de la MP, Emmanuel Ramazani Shadary se distingue. Le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité, au four et au moulin, est apprécié par 73% d’enquêtés pour ses actions visant primordialement à mettre fin à l’insécurité sur l’ensemble du territoire national en général et au centre du pays en particulier où les miliciens Kamwina Nsapu sont en train de perpétrer des massacres. Vice-premier ministre ayant en charge les Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, talonne Shadary avec à la clé 70% de suffrage. Ses mérites: les efforts diplomatiques entrepris pour normaliser les rapports entre la RD-Congo et la communauté internationale et la concession de l’ONU pour mener une enquête internationale au sujet des tueries au Kasaï, considéré par les enquêtés comme une grande victoire diplomatique. L’indétrônable et inamovible porte-parole du gouvernement a marqué 67% de RD-Congolais interrogés qui, du reste, apprécient son attachement à la souveraineté de la RD-Congo et son sens élevé de patriotisme. Félix Kabange Numbi pointe à la quatrième position et récolte 64% de vote. «L’actuel ministre de l’Aménagement du territoire a eu le mérite d’avoir lutté contre la spoliation et l’occupation illégale des maisons et terrains appartenant à l’Etat», ont avancé les enquêtés. Passé de l’Economie au Plan, Modeste Bahati clôture ce classement avec 63% de suffrage.
Me Niango se démarque de ses prédécesseurs
Dans les rangs de l’Opposition signataire de l’accord du 18 octobre 2016, ayant bénéficié d’une dizaine de portefeuilles au gouvernement Tshibala, José Makila, seul, sort du lot. Avec 72% des votes glanés, le Vice-premier ministre en charge de Transports et voies de communication a su, selon les interrogés, redorer le blason du secteur de transport aérien en signant d’importants contrats avec de partenaires. Confiants, ces interrogés croient que ces contrats vont impacter positivement la vie de la population.
Du côté du Rassemblement, seul Me Papy Niango, casé au ministre des Sports et loisirs, impressionne, selon les sondés, par son dynamisme. 70%, c’est la cote lui attribuée, car «il a fait un état de lieux des infrastructures sportives de toutes les disciplines dès son entrée dans le gouvernement et ne néglige pas certaines disciplines contrairement à certains de ses prédécesseurs. Il a la volonté de moderniser au standard international son secteur», ont estimé les sondés.
Plateforme chère au speaker du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, l’Opposition républicaine a été la troisième sous-catégorie soumise à l’appréciation des RD-Congolais. Ici, l’action du ministre d’Etat chargé de la Fonction publique, Michel Bongongo, est plébiscitée de 78% de satisfécit. A la base, son implication, en tant que gestionnaire des ressources humaines de l’administration publique, dans la mise en retraite, dans des conditions honorables, de 2500 fonctionnaires de l’Etat.
Trois parlementaires appréciés
Le pouvoir exécutif est investi par le Parlement qui, en plus, a le pouvoir de contrôler son action. Parmi les parlementaires qui se sont distingués dans leur tâche, Henry Thomas Lokondo fascine. Avec 64% de suffrage exprimé, il est le mieux coté pour avoir «choisi de privilégier les intérêts du Souverain primaire, parfois au détriment de ceux de sa famille politique, la MP». L’élu de Mbandaka a su, selon la quasi-totalité des RD-Congolais enquêtés, se démarquer de la politique spectaculaire à laquelle sont habitués ses compatriotes par la pertinence, la qualité, la richesse et la régularité de ses interventions. Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, vient en deuxième position avec 58% grâce à son aisance et sa maitrise dans la conduite des débats à l’hémicycle. Le député Awenzi a emmagasiné  41% de vote grâce à ses «interventions particulièrement amusantes mais intéressantes qui traduisent les aspirations du commun des mortels».
Laurent OMBA

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