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Selon Me Mbayo, la révision de la Constitution est dictée par l’Accord-cadre

Me Mbayo Pelesa Stanley, député national élu de Kabongo
Me Mbayo Pelesa Stanley, député national élu de Kabongo
La révision de la constitution n’est ni de la volonté de la Majorité, moins encore de celle du Président de la République, mais elle découle plutôt des engagements pris par la République à travers l’accord-cadre d’Addis-Abeba», assène l’élu de Kabongo, membre de la MP
Après la thése du contrat social, le président du Mouvement des indépendants réformateurs -MIR- repart au front. Avec une nouvelle matière. A l’en croire, la révision de la Constitution est irrévocable. C’est une obligation même pour le Parmi les engagements pris par la RD-Congo dans l’accord-cadre d’Addis-Abeba, figure en bonne place la réforme structurelle des institutions de l’Etat. Cela appelle obligatoirement une nouvelle constitution qui sera soumise au peuple par referendum.
Pour ou contre la révision de la constitution? Au peuple de décider. C’est l’avis de Stanley Mbayo Pelesa, député national élu de Kabongo, au Katanga. La révision de la constitution n’est nullement un problème d’humeur des hommes politiques, peu importe leur tendance. Il s’agit plutôt d’un engagement solennel pris par la République à travers un accord international qui a mobilisé les Nations unies, la CIRGL, l’Union européenne, l’Union africaine, etc. «Cet accord a une prévalence sur les lois internes conformément à l’article 215  de notre constitution. Donc, ce n’est pas le Président de la République qui le demande, c’est un accord signé avec la communauté internationale. On n’est Etat que dans le concert des nations. Dans cet accord, il y a les engagements de la RD-Congo, de la CIRGL et de la communauté internationale», explique le président du MIR. En même temps, l’accord affirme que tous ces engagements ne peuvent être appliqués qu’en respectant la souveraineté de la RD-Congo.
«…L’accord global et inclusif, qui est la charpente de notre constitution actuelle, avait pour but entre autres, de mettre fin à la guerre. Mais les signataires de cet accord sont revenus à la guerre. Vous avez vu les M23. Ce qui fait que la communauté internationale est venue avec l’accord-cadre d’Addis-Abeba et cet accord va poursuivre les mêmes objectifs. Et cette fois-ci, à la différence de l’accord global et inclusif qui n’avait été signé que par les RD-congolais, on a trouvé que les rebellions étaient instrumentalisées de l’extérieur. C’est comme ça qu’on a lié aussi tous les pays limitrophes. Et, c’est une disposition internationale que nous devrions respecter, nous sommes obligés, c’est la voie obligée».
Comment parler de la révision constitutionnelle sans évoquer l’effet Burkina Faso? Sur ce, Mbayo a une réponse claire: «Le Burkina-Faso n’avait pas une obligation internationale de modifier la constitution et c’est ce qui fait que les contextes à ce point là sont différents. Et…ça ne nous fait pas peur, nous sommes en train d’évoluer dans les mécanismes et dans la réalisation des engagements pris à l’accord-cadre d’Addis-Abeba».
Mbayo est autant conscient qu’au sein même de la Majorité, certaines personnes travailleraient contre la vision de l’Autorité morale. D’où, son appel à la vigilance: «En tant que démocrate, le Chef de l’Etat n’a jamais violé la constitution. Il va respecter l’article 5. Ce qui veut dire que nous allons soumettre les réformes envisagées au referendum. Muyambo battra campagne pour que les gens rejettent. Du moins, nous, Majorité, nous aurons exécuté notre engagement devant la communauté internationale et si le peuple rejette, c’est ok, nous le concéderons».
Et d’ajouter: «Par ailleurs, j’inviterais Jean-Claude Muyambo, parce qu’il est  chef d’un parti politique, à se faire entourer des conseillers et des bons juristes, qui vont bien étudier les instruments juridiques qui définissent la démarche de la vie politique dans notre pays. Bon…il est évident que Muyambo, c’est un monsieur généreux, il a terminé ses études à Lubumbashi là où nous avons étudié. Déjà quand on était en premier Graduat, nous, on était piéton et lui avait une voiture Volkswagen. Et pendant ce temps, il était de notoriété à l’université qu’il construisait déjà par générosité une maison pour le doyen de la faculté et dont il avait terminé la construction quand il quittait l’université en 2ème licence. Et quand il a posé sa candidature, il avait promis de construire une maison de barreau à Lubumbashi et il a construit. Il est généreux. Mais je crains fort que cette générosité frise avec les voies de facilité pour arriver à des résultats quelconques et nous lui souhaitons une bonne chance. Nous, on est là pour creuser et travailler fort, nous ne sommes pas là pour accéder à quoique ce soit par la voie de la facilité».
YA KAKESA

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