
Le Centre culturel et artistique africain de Kinshasa a été le cadre du deuxième congrès extraordinaire de l’Union sacrée de la Nation -USN- tenu le samedi 30 août. Sous la présidence de Félix Tshisekedi, Chef de l’État, cette rencontre politique essentielle a constitué un tournant décisif pour la plateforme présidentielle. À travers l’adoption des textes fondateurs, la clarification des règles internes et la réaffirmation de la souveraineté nationale, l’USN a acquis les outils nécessaires pour renforcer son unité et envisager l’avenir.
Mise en place d’une nouvelle structure interne
Un des moments marquants du congrès a été l’approbation de la Charte et du Règlement intérieur, qui instaurent une base juridique et organisationnelle solide pour l’Union sacrée. Ces deux documents encadrent désormais le fonctionnement de la coalition. La Charte précise les conditions d’adhésion et établit les valeurs fondamentales de l’USN, telles que la loyauté envers le Président de la République, la discipline collective, et la protection de l’intégrité territoriale. Le Règlement intérieur décrit pour sa part les modalités de fonctionnement du secrétariat permanent, qui est l’organe exécutif chargé d’appliquer les décisions politiques, et définit l’accès au présidium.
Désormais, l’accès au présidium est réservé aux regroupements politiques ayant une représentation parlementaire significative. Cette décision vise à renforcer la crédibilité et la cohésion de l’entité, en évitant une prolifération d’acteurs sans véritable ancrage électoral.
«L’ère des improvisations est derrière nous. Nous établissons des règles claires pour avancer ensemble, dans l’ordre et la discipline», a déclaré un membre de la majorité, saluant un «acte de maturité politique».
Non aux dialogues parrainés par l’extérieur
Dans son discours de clôture, l’autorité de référence Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté d’engager le dialogue comme moyen de promouvoir la cohésion nationale, en définissant des limites claires: «Pas de dialogue en dehors du pays. Nous devons discuter entre Congolais, ici, chez nous, sans facilitateurs étrangers». Cette déclaration, applaudie par l’assemblée, a été l’une des phrases les plus marquantes de la journée. Elle répond directement aux tentatives répétées de certains acteurs politiques de déplacer les discussions nationales sous l’autorité de puissances étrangères ou d’organisations internationales. Tshisekedi a souligné l’importance d’un dialogue inclusif, mais qui doit rester strictement RD-congolais, axé sur les intérêts du pays et non sur des agendas externes.
Les dynamiques de Doha et de Washington
Au-delà des questions internes, le président de la République a également positionné l’action de l’Union sacrée dans un cadre plus vaste: celui de l’établissement d’une paix durable en République Démocratique du Congo. Il a réaffirmé son soutien aux initiatives diplomatiques de Doha et de Washington, deux forums multilatéraux en cours visant à contenir les forces négatives et à mettre un terme aux ingérences étrangères dans l’Est du pays. «Je m’engage pour que notre Congo vive en paix… Ces initiatives doivent permettre que les forces négatives étrangères nous laissent enfin en paix», a affirmé Félix Tshisekedi, exhortant les membres de l’USN à rester mobilisés aux côtés des FARDC et des institutions républicaines.
Cette déclaration illustre la volonté du président de la République d’associer la stabilité politique interne aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du pays sur un seul front uni.
Une mobilisation politique significative et un thème fédérateur
Sous le thème «Tous unis, écrivons l’histoire glorieuse de notre pays aux côtés du Président Félix Tshisekedi et de l’Union sacrée de la Nation», ce rassemblement a vu la participation des diverses familles de la majorité présidentielle. La salle, ornée des couleurs de l’USN, a été remplie par une foule de délégués, de députés, de responsables politiques et de membres de la société civile proches de la mouvance présidentielle.La forte mobilisation et l’enthousiasme manifeste ont révélé une volonté partagée: inscrire l’USN dans la durée, non comme une coalition éphémère, mais comme une grande structure politique organisée, disciplinée et prête à affronter les défis futurs.
Perspectives: renforcer l’unité, discipliner l’action
Ce congrès a permis à l’Union sacrée de se doter d’une ossature politique et organisationnelle solide. Les mois à venir seront consacrés à trois objectifs majeurs: l’opérationnalisation du secrétariat permanent, qui jouera un rôle déterminant dans la coordination des activités politiques. L’application stricte des nouvelles règles internes pour prévenir tout dérapage et maintenir la cohésion. Et la préparation des futures échéances institutionnelles, avec une Union sacrée envisagée comme une plateforme de longue durée et non temporaire. «L’Union sacrée est désormais un bloc structuré, discipliné et uni autour du Président. C’est une étape décisive vers la maturité politique de notre coalition», a déclaré un membre du présidium. En clôturant son deuxième congrès extraordinaire avec des décisions marquantes et une affirmation de la souveraineté, l’Union sacrée de la Nation démontre sa volonté de se consolider en tant que force politique durable. Grâce à l’adoption de ses textes fondateurs, à la clarification de ses règles de fonctionnement et à la réinstauration du leadership de Félix Tshisekedi, l’USN aborde une nouvelle phase de son existence, celle de la consolidation et de la projection.
Alors que la République Démocratique du Congo fait face à des menaces sécuritaires persistantes et à des pressions diplomatiques, l’Union sacrée se positionne plus que jamais comme la colonne vertébrale politique du pouvoir en place, unie autour du Chef de l’État et résolue à allier unité nationale, paix et souveraineté.


