Dossier à la UneEcofinNation

Le Plan de Fwamba pour rassembler 12 milliards USD de recettes internes

Ce lundi 15 septembre, le Parlement se réunit pour une session ordinaire centrée sur le budget de l’État. Le gouvernement a l’intention de présenter le projet de loi budgétaire dans les délais requis, et selon les avancées observées, l’optimisme est de mise. Le 12 septembre, le Conseil des ministres a validé un projet de 20,3 milliards de dollars, dont 12 milliards proviendraient des recettes internes. Sans tarder, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a élaboré un Plan de travail axé sur les régies financières pour atteindre cet objectif, mobilisant ainsi des recettes à une échelle inédite.

Dans un pays en pleine rénovation où les priorités sont variées, les défis à surmonter dans plusieurs secteurs de la vie nationale sont significatifs. Pour y faire face, les régies financières, encadrées par Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, doivent intensifier leurs efforts, comme elles en ont l’habitude. Il convient de signaler que le budget proposé présente une hausse nette par rapport à celui de 2025. En République Démocratique du Congo, le financement du budget national repose en grande partie sur les ressources internes, complétées par des fonds externes. La tâche consiste à mobiliser 12 milliards USD en recettes internes sur un total de 20,3 milliards USD, une responsabilité qui relève essentiellement du ministère des Finances et de ses trois régies: la Direction générale des douanes et assises -DGDA-, la Direction générale des impôts -DGI- et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations -DGRAD.

Chaque Direction est chargée de générer des ressources pour l’État en gérant diverses sources de revenus, y compris les impôts, les droits de douane et les revenus administratifs. Pour Doudou Fwamba, la mobilisation des ressources est non seulement une nécessité budgétaire, mais aussi un levier essentiel pour favoriser la croissance économique et engendrer des bénéfices pour le pays. Il est convaincu qu’une discipline rigoureuse, une meilleure gouvernance et l’engagement de toutes les régies financières sont impératifs pour atteindre cet objectif. Les réformes mises en œuvre devraient permettre d’atteindre 12 milliards USD de recettes budgétaires en 2026, contre moins de 10 milliards USD en 2025, selon la loi de finances rectificative.

Une hausse par rapport au budget de 2025

Des spécialistes des ministères des Finances et du Budget indiquent que cette augmentation des recettes pour 2026 devrait résulter de réformes fiscales mises en place par le ministre des Finances. Ces réformes devraient permettre à la DGI, à la DGDA et à la DGRAD de générer davantage de recettes en 2026 que l’année précédente.

En mettant en avant les progrès réalisés depuis son arrivée en 2024, ils notent qu’avec Fwamba à la tête, l’inflation a baissé et le taux de change est resté stable, ce qui est le fruit d’une meilleure coordination entre les politiques budgétaire et monétaire de la Banque centrale du Congo -BCC-, résultant d’une «gestion prudente des finances publiques». Avant l’arrivée de Doudou Fwamba, de nombreux RD-Congolais espéraient une baisse du dollar. Le refrain «dollar ekita» appartient désormais au passé. Cette stabilisation a également permis au gouvernement de mettre en œuvre divers réformes fiscales et para-fiscales.

Des mesures comme l’accélération de la facturation normalisée, la mise en place de la télédéclaration de la TVA par la DGI, la réforme du quitus fiscal ainsi que la fiscalisation des dépôts des banques commerciales ont contribué aux recettes du Trésor en 2025 et jetteront les bases pour atteindre 12 milliards USD de recettes en 2026.

À cet effet, le ministre des Finances a officialisé transmis à son collègue du Budget 

Les recettes du Budget passent De 9,8 Milliards USD à 12 Milliards USD, suivant les assignations transmises par l’argentier National au Ministère du Budget les assignations des recettes au Ministère du budget pour intégration dans la loi de finances exercice 2026. Par une lettre officielle, l’argentier national a fait savoir que ces assignations passent de 9,8 milliards USD à 12 milliards.

La planification des recettes reste sous la responsabilité du ministère des Finances, dont le ministre est l’Ordonnateur général des recettes du pouvoir central. Grâce à son intervention, Doudou Fwamba a clairement indiqué aux régies financières que leurs prévisions antérieures, se chiffrant à moins de 10 milliards USD, n’étaient pas acceptables au regard des objectifs fixés par le président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Optimisation des recettes en 2026

En août dernier, les recettes ont atteint 1.955,6 milliards CDF, dépassant les prévisions mensuelles de 103 %. Sur la période du 1er janvier au 31 août 2025, les recettes mobilisées s’élevaient à 18.110,5 milliards CDF, soit 97,8 % des prévisions mensuelles et 63,9 % des prévisions budgétaires annuelles fixées à 28.350 milliards CDF. Comparé à l’année précédente, cela représente une augmentation nominale de 8 %. Toutefois, un écart subsiste à combler d’ici fin décembre, montant à 10.239,7 milliards CDF, réparti entre la DGDA -2.354,9 milliards-, la DGI -5.782,5 milliards- et la DGRAD -2.102,3 milliards. 

Les initiatives lancées par le ministre des Finances visent à améliorer l’efficacité de la collecte des recettes et à assurer une transparence accrue dans la gestion des finances publiques. Doudou Fwamba réaffirme son engagement à accélérer les réformes fiscales et à moderniser les outils de collecte, conformément à la volonté du Chef de l’État d’assurer la stabilité macroéconomique et de fournir au pays les ressources nécessaires à son développement.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page