
Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a présidé mercredi la remise des certificats aux cadres de la REGIDESO formés à l’intelligence artificielle. La scène est simple, le message est clair. L’eau, en République Démocratique du Congo, doit désormais se gérer aussi avec des algorithmes. La Masterclass, intitulée «L’intelligence artificielle: levier d’optimisation des performances», a été organisée par l’Agence pour le Développement du Numérique -ADN. Elle s’inscrit dans la transformation numérique des entreprises publiques, conformément à la vision du président Félix Tshisekedi, portée par la stratégie «RDC Nation Digitale 2030».
Devant le coordonnateur de l’ADN et les dirigeants de la REGIDESO, le ministre a félicité les participants pour leur engagement. «La remise de ces certificats vient reconnaître les connaissances acquises et l’effort consenti pour mieux appréhender les possibilités offertes par l’intelligence artificielle», a-t-il lancé. Il a salué l’ADN et la direction générale de la REGIDESO pour cette initiative de réforme. Le renforcement des compétences est indispensable pour améliorer le service rendu à la population. Pour la REGIDESO, l’innovation numérique doit répondre à une ambition concrète: mieux organiser le travail, éclairer la prise de décision et contribuer à une gestion plus performante des ressources et des services. «L’intelligence artificielle peut être un levier utile, à condition qu’elle soit mise au service de priorités clairement définies et des besoins réels de l’entreprise et de ses usagers», a martelé Aimé Sakombi Molendo.
Cette ambition s’inscrit dans la vision du président Tshisekedi: bâtir un pays moderne qui met les progrès scientifiques au service du développement et de l’amélioration des conditions de vie. Dans le secteur de l’eau, l’intelligence artificielle peut aider à mieux suivre l’état des réseaux, à détecter plus tôt les fuites et les pannes, à planifier les interventions et à rapprocher le service des usagers. Elle prend tout son sens lorsqu’elle contribue à un accès plus large, plus fiable et durable à l’eau potable.
Cette orientation, portée par le Pacte présidentiel pour l’eau, se traduit dans l’action gouvernementale conduite par la Première ministre, Judith Suminwa, au bénéfice des populations. Mais la formation ne constitue pas une fin en soi. Elle doit se prolonger par le partage des connaissances et leur mise en œuvre progressive, avec une attention constante à la sécurité des données, à l’éthique et à la responsabilité des décideurs. «Les outils évoluent, mais le jugement, l’expérience et l’engagement des femmes et des hommes demeurent essentiels», a rappelé le ministre. «Ces certificats vous honorent et vous confient aussi une responsabilité», a-t-il insisté.





