
Les Églises catholique -CENCO- et protestante -ECC-, deux principales confessions religieuses de la RD-Congo, ratissent large pour la conclusion du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble au pays et dans la région des Grands Lacs.
La dynamique CENCO-ECC a reçu, en l’espace d’un jour, deux soutiens de taille: Paris et Bruxelles. Et ce, consécutivement à la rencontre avec Emmanuel Macron et Maxime Prevot, respectivement Président de la France et ministre des Affaires étrangères de la Belgique.
Emmanuel Macron, qui a reçu les délégués de ces deux Églises le mercredi 19 mars 2025 au Palais de l’Elysée, a assuré qu’il «appuie pleinement leur initiative» qui consiste à organiser un dialogue inclusif et global dans l’optique de pacifier définitivement l’Est de la RD-Congo.
Paris, par le biais du Président Macron, s’est dit favorable à ce «dialogue» qui est à même de permettre de «dépasser la crise actuelle» et de favoriser «le rétablissement de la souveraineté RD-congolaise».
Quelques heures seulement après l’Elysée, les délégués de la CENCO-ECC se sont rendus chez le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, qui pousse pour des sanctions sévères contre le Rwanda, indexé comme agresseur de la RD-Congo via les rebelles du M23-AFC.
Comme Macron, Prevot a apporté tout son soutien à la démarche visant un Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RD-Congo et dans les Grands lacs.
«C’est une initiative de dialogue à saisir pour renforcer la cohésion et aborder les causes profondes du conflit dans l’Est de la RD-Congo», a avancé le patron de la diplomatie belge, non sans souhaiter «plein succès» à la démarche de ces deux mastodontes Églises, qu’il juge «ouverte et inclusive» ainsi que conforme à «l’ordre constitutionnel».
Les pères spirituels de la CENCO et de l’ECC ont déjà présenté ce Pacte à divers autres Présidents, Félix Tshisekedi en premier. Ils ont ensuite été chez l’Ougandais Yoweri Museveni, le Rwandais Paul Kagame, le Kenyan William Ruto, le Congolais, Denis Sassous Nguesso et l’Angolais João Lourenço.