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RDC: Muzito lance la révolution du budget

Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a donné, lundi au Centre financier de Kinshasa, le coup d’envoi de ce qui ressemble à une révolution administrative. Pendant dix jours, jusqu’au 23 juillet, 43 ministères sectoriels vont plancher sur le projet de loi de finances 2027. Deux fois plus que l’an dernier. L’enjeu: préparer l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2028, du budget-programme. Fini les budgets «boîte noire». Place à une gestion «axée sur les résultats». Dans un auditorium plein à craquer de directeurs, d’experts et de partenaires, l’ancien Premier ministre a planté le décor. «Les grandes réformes de l’État ne se décrètent pas, elles se construisent avec méthode, rigueur et persévérance», a-t-il lancé, sous les hochements de tête de son administration.

Pour Muzito, il ne s’agit pas seulement de chiffres. Il faut «une véritable culture de performance», de la «transparence» et «la confiance des citoyens». Il parle d’un moment «historique». Cette année, dit-il, les ministères se sont approprié la démarche.

L’équipe Suminwa à la manœuvre

À ses côtés, la secrétaire générale du Budget, Jeanne Golomingi, promet de veiller à ce que les conclusions de ces conférences pèsent dans les arbitrages. Le cap est fixé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka: que 2028 marque «l’entrée définitive de la RDC dans une gestion publique fondée sur les résultats». 

Dans la salle, les partenaires suivent. Godefroid Mbenza, du Comité d’orientation de la réforme, salue «la capacité et l’assiduité» du ministre. Avec l’appui technique du FMI et d’AFRITAC Centre, chaque ministère doit désormais définir ses objectifs, ses indicateurs, ses coûts. Objectif affiché: que l’argent public serve à quelque chose de mesurable. Écoles, hôpitaux, routes. À Kinshasa, on appelle ça le grand basculement. Et il a commencé ce lundi.

YA KAKESA

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