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Exploitation et commerce illicite des bois, mise en place dans l’administration et l’ACE: Claude Nyamugabo fixe l’opinion

Au travers d’une mise au point publiée par son service de communication, le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo, a tenu à fixer les esprits au sujet des griefs mis à sa charge par des auteurs de certaines tribunes parues ces derniers jours dans la presse. Pour le ministre Nyamugabo, engagé à fond à accompagner le Chef de l’Etat dans sa noble mission de relever le secteur environnemental de la RD-Congo, il s’agit simplement des bruits du grand chemin, des pétards mouillés.

Le ministre de l’EDD est notamment accusé d’exploitation illégale et commerce illicite des bois, d’allocation et octroi des concessions forestières, de clientélisme et de non prise en compte des services techniques du ministère. «Le nœud du problème et souci principal des instigateurs de cette cabale à peine voilée, c’est l’installation d’un Conseil de tutelle à l’Agence congolaise de l’environnement, ainsi que le changement et affectation des directeurs généraux», a rapporté la cellule de communication du ministère de l’EDD.

A ce sujet, le ministre, dans sa réaction, a fait savoir que l’Agence congolaise de l’environnement est une structure provisoire existant depuis des années et opérationnalisé par ses prédécesseurs en attendant la nomination par le Chef de l’Etat des membres du Conseil d’administration ainsi que du Directeur général et Directeur général adjoint. Pour combler ce vide, il y a plus de 5, a-t-il enchaîné, le ministre de l’Environnement a résolu de désigner un chargé de mission et un chargé de mission adjoint.

Dans le dossier de mise en place dans l’administration, opérée le 6 février 2020 en violation de l’instruction du directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Claude Nyamugabo a recadré ses pourfendeurs en signifiant: «Tenant compte des faiblesses managériales constatées dans le chef de certains directeurs, le ministre a tout simplement procédé à une permutation interne de 3 cadres afin de renforcer l’efficacité du service». Et de préciser: «Seuls trois directeurs-chefs de service ont été concernés, tous ayant conservé leur grade».

S’agissant de la gouvernance forestière, le ministre de l’EDD a rappelé les efforts déployés par sa personne pour doter la RD-Congo, 60 ans après son indépendance, d’une politique forestière nationale. «Les travaux de finalisation de la politique forestière nationale ont commencé depuis le 4 mars 2020», a-t-il ajouté.

Au chapitre de la gestion forestière, Claude Nyamugabo a fait savoir que son ministère est membre du Comité de pilotage de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale -CAFI. Sous l’égide de cette organisation, a-t-il révélé, une feuille de route a été signée en vue de l’exécution du programme de gestion durable des forêts, financé par l’Agence française de développement -AFD.

«Le ministre Nyamugabo a d’ailleurs signé et accepté la revue légale des concessions forestières qui sera exécutée par un fonctionnaire international indépendant recruté pour la cause. Voyez-vous un ministre auteur d’actes malveillants permettre une si belle avancée de transparence?», s’est interrogée sa cellule de communication, non sans rapporter que pour exploiter du bois, il faut un permis de coupe industrielle, établi par la direction de gestion forestière et signé par le ministre de l’EDD sous la couverture du Secrétaire général à l’Environnement. Par contre, la licence d’exploitation et commerce est délivrée par la même direction de gestion forestière sans que le ministre ne signe. Comment, dans ces conditions, accuser le ministre Nyamugabo d’exploitation illégale et commerce illicite des bois?

Au sujet des 9 contrats couvrant 2 millions d’hectares des forêts, le ministre de l’EDD a eu ces mots pour rétablir la vérité: «il n’y a pas eu allocation encore moins octroi d’un seul centimètre du sol pour exploitation. Il a plutôt été question de changement de dénomination, et le code forestier le permet allègrement». Et de poursuivre: «Plusieurs entreprises ont déjà œuvré sous cette cape dont Tranzem, devenu Orgaman puis aujourd’hui IFCO, cela n’a jamais fait l’objet de bruit parce que c’est reconnu comme tel».

Pour le ministre Nyamugabo, les allégations sur les missions de service réservées à ses proches, sont infondées, les différents ordres de mission établis faisant foi. Il a aussi signifié qu’il n’est pas dans ses habitudes de balancer les documents officiels sur les réseaux sociaux.

Sa conclusion vaut une leçon. En ce temps exceptionnel où la RD-Congo, comme les autres pays du monde, fait face à la pandémie de la Covid-19, il incombe, de l’avis de Claude Nyamugabo, d’œuvrer pour vaincre cette maladie. Prêchant par l’exemple, le ministre de l’EDD, par le biais de la direction de l’assainissement, s’emploie à lutter contre le nouveau Coronavirus.

Laurent OMBA

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