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RDC : Le gouverneur militaire et Muyaya appellent les Ituriens à l’union autour des FARDC

«Ce n’est pas par notre propre volonté que nous sommes allés en Ituri, mais pour faire la vôtre. C’est-à-dire, ramener la paix dans cette partie de la République. Accompagnez-nous dans cette mission et soyons unis, soyons soudés pour gagner ce pari afin de nous adonner au développement de notre province. Donnez-nous des conseils et faites-nous des remarques», c’est en ces termes qu’il convient de résumer le message adressé aux Ituriens par le gouverneur Luboya dans sa chute, lequel avait été relayé dans ses réponses aux questions des journalistes par le ministre Patrick Muyaya.

Ce mardi 17 mai 2022, journée consacrée aux Forces armées de la RD-Congo, a constitué une occasion symbolique pour le ministre en charge de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, d’échanger avec la presse sur l’état de siège et spécifiquement sur l’évolution de la situation sécuritaire en Ituri dans le cadre de cet état de siège, y compris l’impact de la gestion militaire sur cette province. Comme invité principal de ce briefing, le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama.

Dans son mot introductif, le porte-parole du gouvernement a planté le décor de cette rencontre en soulignant le déplacement effectué sur la Place du soldat congolais par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, en sa qualité de commandant suprême des Forces armées de la RD-Congo. C’était le même 17 mai, jadis journée de la libération de l’ancien Zaïre par les Forces armées de l’AFDL, sous la férule de M’zee Laurent Désiré Kabila. Prenant la parole pour introduire cette conférence de presse, le chef militaire de l’Administration provinciale de l’Ituri a décliné les 3 phases de son action militaire depuis son avènement, il y a une année, à la tête de cette province.

D’abord, il s’est attaqué à la sécurisation de l’Ituri, province qui se trouvait à son arrivée, dans un état très déplorable. Ainsi qu’il a lui-même décrit la situation de ladite province où jadis, il y avait les têtes des personnes tuées traînées dans des rues, sans omettre de déplorer également le fait que partout, il y avait des véhicules brûlés. Selon le gouverneur militaire, le travail réalisé sous son administration a permis de restaurer l’autorité de l’Etat et surtout permettre que la population vague paisiblement à ses occupations. Deuxièmement, il fallait traquer les groupes armés jusqu’en profondeur comme deuxième phase et, enfin, aller les détruire.

Pour lui, c’est la deuxième phase qui s’avère très complexe, en ce sens que, parti pour déloger les ADF NALU qui sont des ennemis, il se trouve aujourd’hui devant les CODECO, une autre réalité à gérer avec beaucoup de tact. Puisque ces derniers qui causent pourtant beaucoup de massacres ce dernier temps, sont des RD-Congolais et surtout des civils villageois qui se connaissent, utilisant des armes légères.

A propos des massacres perpétrés sur les civils, ces CODECO réussissent leur forfait la nuit, dans le noir, alors que les FARDC, par manque de lumière, avaient des réserves pour ne pas tirer dans l’obscurité et commettent trop de massacres, a-t-il expliqué. Ce qui a même fait dire au général que lui et ses hommes sont limités dans leurs actions et ne peuvent ni bombarder ces CODECO, ni utiliser des armes lourdes face à ces derniers qui n’ont que des AK 47. Mais pour le ministre Muyaya, cette guerre finira par être gagnée, coûte que coûte.

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