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RDC: Fondation Probité invite les chefs religieux à privilégier l’intérêt général

Comme prévu dans la Constitution, ce sont les chefs des Confessions religieuses qui choisissent le président de la Commission électorale nationale indépendante -CENI. Le mandat de Corneille Nangaa ayant pris fin, ces derniers sont obligés de choisir un nouveau président qui va diriger cette institution d’appui à la démocratie lors des élections de 2023 malheureusement, ces hommes de Dieu n’arrivent pas à se mettre d’accord autour de la nouvelle équipe devant diriger la CENI.

Sur 8 Confessions religieuses appelées à choisir le successeur de Nangaa, 6 ont opté pour Denis Kadima, qui est le candidat de l’Eglise kimbanguiste et 2 seulement s’opposent à cette désignation. Jusqu’à présent, les chefs religieux ne se sont pas mis d’accord sur le choix d’un candidat, toutes leurs rencontrent se terminent à queue de poisson. Indignée par ce comportement, la Fondation Probité invite les chefs religieux à privilégier l’intérêt général. «Le Président de la République dit être prêt à organiser les élections en 2023. Ce pourquoi nous ne voulons pas que les chefs religieux bloquent les choses car sans un président à sa tête, la CENI ne va pas fonctionner», déplore François Osodu, coordonnateur de la Fondation Probité, au cours d’un entretien accordé à «AfricaNews».

Et d’ajouter: «nous avons un Président qui tient à respecter la Constitution raison pour laquelle il n’a pas voulu interférer à un problème qui ne concerne que les chefs religieux». Saisissant cette opportunité, il sensibilise les chefs religieux à travailler pour l’intérêt de la nation. «Dans l’esprit de la Constitution, on a confié cette tache aux pères de l’Eglise en sachant qu’ils sont des hommes spirituels qui travaillent pour l’intérêt de leurs fidèles, qui représentent cette population RD-congolaise qui souffre», souligne-t-il.

Selon lui, personne ne comprend la souffrance des fidèles plus que leurs pères spirituels qui écoutent leurs doléances chaque jour. Par ailleurs, il invite la population à être vigilante et à ne pas céder à la manipulation venant des politiciens ou encore des ennemis du pays. «Marcher pour revendiquer quelque chose, c’est un droit mais nous devons le faire en bonne et due forme. Nous ne devons pas remplir les grandes artères de la capitale pour satisfaire les besoins égoïstes des politiciens», conclut-il.  

Mymye MANDA

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