
L’opposant RD-congolais Martin Fayulu a vivement condamné l’agression dont a été victime son compère Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le Changement -ACH-, samedi dernier à Camp Luka, dans la ville de Kinshasa. Dans un message publié sur son compte X, Fayulu a exprimé son indignation face à cet acte de violence, déclarant: «Je m’insurge contre l’agression de Jean-Marc Kabund à Camp Luka alors qu’il allait animer un meeting. Camp Luka n’appartient ni à l’Union Sacrée ni à quiconque».
Fayulu a exigé une enquête immédiate et des poursuites contre les auteurs de cet acte, soulignant que «les libertés fondamentales des Congolais ne sont pas négociables». Cette agression intervient dans un contexte de tensions politiques accrues en République Démocratique du Congo, où plusieurs ténors de l’opposition sont contraints à l’exil ou interpellés après des réunions liées aux activités de leur camp politique. L’agression de Kabund est la dernière en date d’une série d’actes de violence politique qui ont frappé l’opposition RD-congolaise ces derniers mois.
«Les autorités sont appelées à prendre des mesures pour garantir la sécurité des opposants et protéger les libertés fondamentales des citoyens», dit un cadre d’Ensemble pour la République. Pour sa part, un cadre du FCC invite la communauté internationale à «condamner ces actes de violence et soutenir les efforts de l’opposition pour promouvoir la démocratie et la paix en République Démocratique du Congo». Il est essentiel, ajoute-t-il, que les décideurs au pouvoir prennent des mesures pour mettre fin à ces violences et garantir un climat politique apaisé.
Natine K.