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Pourquoi Minaku dérange…

Aubin Minaku,  président  de l'Assemblée nationale
Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale
Jamais auparavant la Chambre basse du Parlement n’avait fait montre d’une aussi  bonne gouvernance. Vote de la loi portant reddition des comptes avant l’adoption de la loi des Finances, contrôles financiers internes, strict respect des dépenses prévues au Budget…tant des pratiques citoyennes instaurées par Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, et qui fait déjà des jaloux dans certains milieux
En deux ans seulement à la tête de l’Assemblée nationale de la RD-Congo, Minaku a su dompter plusieurs antivaleurs qui avaient élu domicile au sein du «temple de la démocratie». L’élu d’Idiofa et ses collègues députés membres du bureau de la Chambre basse ont instauré l’équité dans la distribution des primes, indûment et injustement perçues auparavant par certains élus qui ne participaient ni aux travaux en plénière, ni aux Commissions et sous-commissions. Désormais, toutes ces pratiques appartiennent au passé. Une tâche qui n’a pas été simple comme on pourrait être tenté de le croire.
Dans un régime démocratique comme celui de la RD-Congo, l’Assemblée nationale joue un rôle déterminant dans la conduite des affaires de l’Etat. Cela implique que cette dernière, étant considérée comme le lieu par excellence pour l’expression de la démocratie, prêche par l’exemple… surtout en matière de bonne gouvernance et de démocratie. Ça, le président du bureau l’a si bien compris. D’où, toute la guerre qu’il engagée dès son arrivée contre toute forme d’antivaleur au sein du Palais.
«Depuis qu’il est là, les membres du gouvernement ne sont plus victimes des motions de rançon», commente un ministre honoraire actuellement député national. Des contrôles parlementaires se font utilement et au moment opportun! Plus question de constituer des Commissions d’enquête à la va-vite et surtout vidées de tout leur sens. Minaku s’est visiblement servi des exemples du passé, qui n’ont nullement honoré la République, moins encore la démocratie.
Les mandataires publics et les membres du gouvernement, victimes privilégiées des membres des Commissions d’enquête peuvent pousser un ouf de soulagement. Voilà que les choses commencent à se faire en ordre, et surtout dans le respect des textes légaux! Plus rien n’est plus comme avant. Avant de voter le projet de loi portant Finances publiques de l’exercice à  venir, Minaku et tous les siens ont pu exiger et obtenir du gouvernement, conformément à la loi N°11/11 du 13/07/2011 relative aux Finances publiques, le dépôt au bureau de l’Assemblée nationale, du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice antérieur.
C’est une première. Cela relève de la bonne gouvernance. Chaque citoyen, même le moins instruit possible, peut aujourd’hui fouiner et savoir comment les institutions publiques et autres services ont-ils utilisé les fonds mis à leur disposition par le Trésor public. C’est une manière de faire participer tout un chacun à la gestion de la chose publique.
La rigueur, Aubin Minaku ne l’applique pas que pour le gouvernement. Sa propre institution est aussi soumise au même exercice. Chaque session de mars est consacrée au contrôle financier interne. Ça rassure tout le monde. Cela a pour avantage que même plus tard, on ne découvre pas des véritables fossés dans la comptabilité, comme ce fut le cas dans le passé. Au sein de l’hémicycle, signer sur la liste de présence lors de chaque plénière ne relève plus d’une simple formalité. Tous les élus savent que le bureau Minaku n’offre pas de prime aux absentéistes et aux fainéants.
«Aujourd’hui, contrairement à la législature passée, chaque élu gagne au prorata de sa propre performance», commente un élu du Katanga. Mais la maffia qui a longtemps opéré dans ce secteur a la peau dure. Se sentant visés, les fantômes bénéficiaires de ces pratiques conçoivent et distribuent des tracts visant à démonétiser tout le bureau de la Chambre basse ainsi que son président.
Ils lui reprocheraient une gestion opaque des affaires liées aux finances et autres questions parlementaires. L’argument ne tient plus debout aujourd’hui, au vu de nouveaux mécanismes de gestion transparente mis en place. Certains élus n’hésitent pas à crier au secours et demander à l’autorité d’ouvrir l’œil. La plupart des meneurs de ce mouvement seraient des députés issus de la Majorité présidentielle -MP-, cette même plateforme dont Minaku est SG il n’y a pas très longtemps. Quelqu’un veut visiblement poignarder le Raïs dans le dos. Des propres enfants de la maison entrevoient une révolution de palais qui risque de fort fragiliser le régime.
HMK

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