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PHC lance le projet rizicole «Riz Bumba – Loso na Biso» dans la Mongala

Plantations et Huileries du Congo -PHC-, le plus grand producteur d’huile de palme en République Démocratique du Congo, a lancé officiellement lundi le projet rizicole «Riz Bumba – Loso na Biso». Une initiative présentée comme «une ambition nationale» pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. La cérémonie, tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, du gouverneur de la province de la Mongala et des autorités locales, marque le début des activités de la Société Rizicole de Bumba -SRB/, entité créée et détenue à 100% par PHC pour exécuter le projet.

Produire localement et créer de la valeur

Devant les invités, la directrice générale de PHC, Monique Gieskes, a salué le soutien du gouvernement et du Fonds de régulation économique -FOREC. «Aujourd’hui, nous ne procédons pas seulement au lancement d’un nouveau projet agricole. Nous donnons naissance à une ambition nationale, celle de renforcer durablement la souveraineté alimentaire de la République Démocratique du Congo», a-t-elle déclaré.

Mme Gieskes a souligné le potentiel du pays: «Notre pays dispose d’immenses terres arables, d’abondantes ressources en eau et d’une population jeune, courageuse et entreprenante. Notre responsabilité collective est désormais de transformer ce potentiel en richesse, en emplois, en revenus et en sécurité alimentaire».

Un modèle de gestion privé

Le projet sera conduit selon les standards de gestion d’une entreprise privée, a précisé la DG de PHC, avec un accent sur «la performance, l’efficacité, la transparence et l’atteinte de résultats concrets». PHC met en avant son expérience de plusieurs décennies dans l’agro-industrie et dans l’encadrement de milliers de producteurs de palmier à huile dans les provinces de l’Équateur, de la Mongala et de la Tshopo.

«C’est cette expérience que PHC met aujourd’hui au service de la SRB afin de bâtir une filière rizicole moderne, compétitive et durable, capable de créer des emplois, d’améliorer les revenus des producteurs et de réduire progressivement notre dépendance aux importations de riz», a ajouté Monique Gieskes. Au-delà des hectares aménagés et des tonnes produites, la directrice générale a insisté sur l’impact social: «Il se mesurera surtout aux opportunités créées pour les populations, aux revenus améliorés des familles, aux perspectives offertes aux jeunes et aux femmes».

Une aventure collective

Le projet «Riz Bumba – Loso na Biso» repose sur un partenariat entre l’État, le FOREC, les autorités provinciales, les producteurs et les communautés locales. «En tant qu’actionnaire unique de la SRB, PHC réaffirme son engagement à mettre toute son expertise, sa rigueur opérationnelle et sa capacité d’exécution au service de la réussite de ce projet. Nous voulons démontrer qu’il est possible de produire localement, de transformer localement et de créer davantage de valeur au bénéfice des Congolaises et des Congolais», a conclu Mme Gieskes. La République Démocratique du Congo importe chaque année plusieurs centaines de milliers de tonnes de riz. Le gouvernement fait de la relance de la riziculture locale l’une de ses priorités pour réduire la facture des importations.

YA KAKESA

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