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Muyaya revient à la charge, il confirme Kabila «chef rebelle»

Au gouvernement de la République, l’arrivée, le lundi 26 mai 2025, de Joseph Kabila à Goma, siège des institutions parallèles mises en place par les rebelles d’AFC-M23, a confirmé son rôle de chef rebelle. Porte-parole de l’Exécutif national, le ministre Patrick Muyaya a déploré, non sans condamner, cette action de Kabila, lui reprochant d’avoir RD-congolisé l’agression rwandaise. «Notre ennemi, c’est le Rwanda, et il est hors de question de penser qu’on peut se laisser distraire pour prêter le flanc à ceux qui ont un rôle secondaire au Rwanda. On n’a pas besoin ici de vouloir congoliser un problème d’origine étrangère», a déclaré Muyaya mardi, tout en décrivant encore une fois Kabila comme «un homme du passé».

Selon le ministre de la Communication, les RD-Congolais ne veulent plus de Kabila pour son lourd passif cumulé durant ses 18 ans de règne. «C’est un homme du passé. Nous n’en voulons plus, d’autant que ce passé fut marqué par la corruption, la concussion, la compromission avec nos minerais», a indiqué Muyaya.

Il a par ailleurs confirmé que les services des renseignements détiennent des éléments accablants contre Joseph Kabila qui attestent de son rôle de chef de rebelle. Seuls ces éléments accablants, a-t-il laissé comprendre, ont motivé la levée des immunités de l’ancien Chef de l’Etat, mis en accusation notamment pour «trahison, participation à un mouvement insurrectionnel».

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, invité du briefing presse de ce mardi, a abondé dans le même sens que son collègue de Communication. «La présence de Joseph Kabila à Goma atteste les propos du Président Félix Tshisekedi selon lesquels l’ex-Chef de l’État est de connivence avec le M23 et le Rwanda», a dit Paluku. L’ancien gouverneur du Nord-Kivu a soutenu que cette proximité géographique et symbolique avec les zones de conflit accrédite la thèse d’une complicité active ou tacite de l’ancien Président avec les rebelles d’AFC-M23, appuyés par le Rwanda.

Pour Paluku, Joseph Kabila, en assumant son statut de «chef rebelle» est ipso facto responsable des atrocités commises par l’AFC-M23 dans sa conquête des localités RD-congolaises. «Comme il en est ainsi, Joseph Kabila porte la responsabilité de toutes les exactions commises sur la population dans les territoires occupés par le Rwanda et ses supplétifs», a-t-il soutenu.

Convaincus de remporter cette guerre d’agression menée par le Rwanda via ses supplétifs d’AFC-M23, Muyaya et Paluku ont appelé les RD-Congolais à s’unir derrière le Chef de l’État pour tourner définitivement la page de la guerre.

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