
Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris part, mercredi 4 décembre 2024 dans la province angolaise de Benguela, à une réunion de haut niveau sur le Corridor de Lobito, aux côtés de ses homologues de l’Angola, de la Zambie, de la Tanzanie et des Etats-Unis. Au cours de cette rencontre multilatérale, organisée le mercredi 4 décembre 2024 au port de Lobito, le Chef de l’État RD-congolais a, devant les Présidents américain Joe Biden, angolais Joao Lourenco et zambien Hakainde Hichilema, vanté les mérites de ce grand projet intégrateur, à savoir: le Corridor de Lobito.
«Le corridor de Lobito est bien plus qu’un axe de transport.C’est une opportunité unique d’intégration régionale, de transformation économique et d’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens», a-t-il signifié. Et de renchérir: «ce réseau ferroviaire reliant des régions minières de la RD-Congo et de la Zambie au port de Lobito est conçu pour transporter jusqu’à 20 millions de tonnes de marchandises par an jusqu’en 2030. Le corridor de Lobito n’est pas seulement un projet d’infrastructures, c’est aussi un trait d’union entre nos trois pays: la RD-Congo, la Zambie et l’Angola. Il symbolise aussi notre volonté collective à convertir le potentiel de nos pays en une prospérité tangible pour nos populations en favorisant une interdépendance harmonieuse où nos économies pourront s’épanouir mutuellement».
Pour la RD-Congo, a souligné le Président Tshisekedi, le corridor de Lobito représente une opportunité stratégique pour valoriser les ressources naturelles RD-congolaises en particulier le cuivre et le cobalt qui constituent 70% de la demande mondiale dans le cadre de la transition énergétique. «Avec une production combinée de 3 millions de tonnes par an, entre la RD-Congo et la Zambie, ce projet permettra de réduire significativement le coût logistique tout en augmentant nos recettes d’exportation. C’est donc une opportunité unique d’accéder directement aux marchés mondiaux via le port de Lobito offrant ainsi une alternative stratégique à nos autres corridors d’exportation», a-t-il vanté, faisant savoir qu’avec ses 1739 km de voie ferrée reliés aux réseaux routiers et ferroviaires régionaux, il jouera un rôle clé dans l’intégration régionale et continentale.
Pour le chef de l’Etat RD-congolais, au-delà des infrastructures, l’impact humain est immense. Ce corridor catalysera la création de plus de 30 000 emplois directs et indirects réduisant la pauvreté et favorisant le commerce intra africain en ligne avec l’agenda 2063 de l’UA. «Le temps de transit de marchandises actuellement de plus de 30 jours sera réduit à moins de 10 jours augmentant ainsi notre compétitivité sur le marché international», a-t-il rassuré. Et de souligner: «ce projet n’est pas seulement une voie logistique mais un moteur de transformation économique et sociale pour les milliers de nos concitoyens et la RD-Congo est pleinement engagée dans ce projet».
En effet, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a rappelé que des actions concrètes ont été entreprises pour moderniser des infrastructures ferroviaires, portuaires et routières RD-congolaises. Ces efforts visent à établir des connexions fluides et stratégiques entre les principaux sites miniers RD-congolais tels que Kolwezi et Likasi et les terminaux ferroviaires du corridor. «Parallèlement, nous avons placé la transformation locale de nos ressources naturelles au cœur de notre stratégie économique. Il est impératif que les richesses de notre sol contribuent directement au bien-être de nos populations. Cela passe par le développement d’une chaîne de valeurs industrielles locales ajoutant une valeur significative avant toute exportation», a-t-il indiqué dans son allocution.
Dans cette dynamique, a-t-il poursuivi, le projet Inga 3 ainsi que d’autres initiatives en énergie renouvelable sont essentiels pour fournir une alimentation énergétique fiable, durable et adaptée aux exigences de l’industrie RD-congolais en pleine expansion. Ces efforts contribuent à rendre les investissements de la RD-Congo plus compétitifs tout en respectant ses engagements environnementaux. «Par ailleurs, nous continuons à renforcer le cadre institutionnel et juridique pour encourager les investissements privés et garantir une gestion transparente et responsable de nos ressources», a-t-il encore rassuré, ajoutant que la transparence et la bonne gouvernance restent des priorités absolues pour instaurer un climat de confiance et favoriser des partenariats gagnant -gagnant.
La paix et la sécurité restent primordiales
Il a toutefois affirmé devant ses pairs que la paix et la sécurité restent primordiales pour la réussite de ce grand projet soutenu par les Etats-Unis d’Amérique. «Toutefois, pour libérer pleinement le potentiel du Corridor de Lobito, la paix et la sécurité dans toute la région restent primordiales.Nous saluons le rôle déterminant de l’Angola dans le processus de Luanda et réaffirmons notre engagement à travailler au retour définitif de la paix dans l’Est de notre pays», a indiqué le Président Tshisekedi.
Et de conclure: «la sécurité constitue, en effet, la pierre angulaire de tout développement durable». En marge de cette rencontre, le Chef de l’État Tshisekedi a eu un tête-à-tête de près d’une demi-heure avec son homologue Joe Biden. Ci-dessous, l’allocution du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la réunion de haut niveau sur le développement du Corridor de Lobito.


