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L’homme qui a menacé Kamerhe de mort traqué

Sous Constant Mutamba, ministre d’Etat à la Justice et Garde des sceaux, fini l’ère d’impunité pour moraliser la vie publique. Communicateur de l’UDPS, parti présidentiel, le pasteur Gully Bokwala Ilongi est traqué par pour ses propos «outrageant» à l’endroit de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale.

Le min’Etat Mutamba a instruit le Procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe d’interpeller et de poursuivre Gully Bokwala Ilongi, accusé d’avoir commis «des outrages contre le président de l’Assemblée nationale» et d’avoir «proféré des menaces de mort contre la même autorité».

Ces infractions, Gully Bokwala les a commises lors de son intervention dans une émission télévisée. Il a notamment appelé à «abattre Kamerhe» et à «le jeter dans le fleuve». Ces déclarations ont provoqué un tollé dans les rangs de l’UNC, parti de Kamerhe.

Le pasteur Gully Bokwala Ilongi, dans l’opinion, a tristement rappelé les épisodes Jules Monyere et Général Fantôme qui, dans le passé, ont aussi brillé par des outrages contre des autorités au point d’être incarcérés, mais qui sont demeurés incorrigibles.

Ce communicateur UDPS a surtout permis aux observateurs de se demander si les cadres et militants de la formation politique d’Étienne Tshisekedi ne sont pas formés pour tenir un débat d’idées sans verser dans les insultes, outrages et autres vices.

Un des animateurs du Parlement débout, Jules Monyere, né Kalubi Mbuyamba, a été arrêté, fin juin 2022, et poursuivi pour «incitation à la haine tribale» pour ses interventions, largement partagées dans les réseaux sociaux, appelant à chercher des «infiltrés rwandais». L’homme s’est illustré, des mois plus tôt, par ses insultes contre des autorités issues des rangs du Front commun pour le Congo -FCC- dans les temps de la coalition avec le Cap pour le changement -CACH.

Outre Jules Monyere, c’est Gaby Kabongo, connu sous le pseudonyme de Général Fantôme, qui a été arrêté, début décembre 2023, à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, pour avoir accusé, sans preuve, Me Gisèle Ngungua d’être à la base de la mort de son mari, Abdoul Awazi Madoua.

Ces deux cas qui devraient servir de leçon aux communicateurs de l’UDPS n’ont quasiment jamais aidé à les corriger, selon de nombreux observateurs qui exigent des sanctions plus lourdes et exemplaires.

YA KAKESA

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