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Kabila succèdera à Mugabe à la tête de l’UA

Kabila et Mugabe
Dans cette perspective, en sa qualité de vice-président de l’Union africaine -UA-, le chef de l’Etat RD-congolais a rencontré la semaine le 12 novembre à Harare Robert Mugabe, président de l’UA et du Zimbabwe en vue de discuter non seulement des questions bilatérales, régionales et continentales, mais également se mettre au parfum des grands dossiers de cette organisation panafricaine dont il prendra les commandes dès le début de l’année 2016
L’Afrique a des grands défis à relever. Ses dirigeants doivent adopter leurs politiques dans tous les secteurs de la vie. Le développement de l’Afrique passe par la démocratie, les institutions fortes et la lutte contre la pauvreté. L’heure numérique talonnée par l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication constitue aujourd’hui un leitmotiv pour sortir l’Afrique du gouffre de la misère.
Tout cela, un pays seul ne le fera pas. C’est dans la conjugaison des forces que les leaders africains compter s’en sortir. C’est à cet objectif que répond l’Union africaine. Rien d’étonnant que les têtes d’affiche de cette organisation panafricaine se rencontrent pour réfléchir sur l’avenir de l’Afrique.
Le Zimbabwéen  Robert Mugabe et le RD-Congolais Joseph Kabila Kabange, respectivement président et vice-président de l’UA se sont retrouvés à Harare, capitale zimbabwéenne, pour passer au peine fin les questions liées à la coopération et au fonctionnement de l’UA et ce, en tenant compte de leur feuille de route sous le mandat rotatif de Mugabe. Plus particulièrement, le président de la RD-Congo voulait s’imprégner également des grands dossiers de l’UA dont il prendra le bâton de commandement en janvier prochain lors du sommet de cette organisation.
A la même occasion,  le père de l’indépendance zimbabwéenne a voulu également savoir comment se présente réellement la situation politique et sécuritaire de la RD-Congo aujourd’hui où tous les acteurs ont les yeux braqués sur la convocation du dialogue politique. A la fin de sa visite au Zimbabwe, Kabila a regagné Kinshasa. Retour sur son voyage et sur la vision de l’Union africaine.
L’année 2016 ouvre la série de l’organisation des élections présidentielles dans plusieurs Etats africains. Et l’avenir de l’Afrique est lié à la politique active qui sera menée par les différents présidents dans leurs pays respectifs. Voilà que pendant cette période cruciale, la présidence rotative de l’Union africaine -UA- est assumée par la république Démocratique du Congo. C’est le président RD-congolais Joseph Kabila qui dirigera cette organisation panafricaine.
En perspective de ce grand rendez-vous, Joseph Kabila a fait le déplacement de Harare, la capitale zimbabwéenne, en fin de la semaine passée, à la rencontre de son homologue Robert Mugabe. A la descente de l’avion qui le transportait, Kabila a été accueilli par Emmerson Mnapagwa, vice-président du Zimbabwe en compagnie de Mawapanga Mwana Nanga, ambassadeur RD-congolais en poste à Harare.
C’est en sa qualité de vice-président de l’Union africaine -UA- que le Chef de l’Etat RD-congolais a rencontré la semaine le 12 novembre à Harare Robert Mugabe, président de l’UA et du Zimbabwe en vue de discuter non seulement des questions bilatérales, régionales et continentales, mais également se mettre au parfum des grands dossiers de cette organisation panafricaine dont il prendra les commandes dès le début de l’année 2016.
Kabila l’a lui-même confirmé à la presse à l’issue de son tête-tête avec Mugabe. «Nous avons parlé de la région et du Congo, particulièrement des relations entre le Zimbabwe et la RD-Congo que nous voulons continuer à renforcer et à consolider dans les domaines aussi divers que l’économie, la politique et la défense. Notre processus politique se poursuit, lequel va déboucher sur le dialogue et plus tard sur les élections. Nous sommes constants. J’ai invité le président -Mugabe- à venir à Kinshasa, de même que je vais revenir au Zimbabwe bientôt», a déclaré Kabila.
A Kinshasa, le dialogue évoqué par le chef de l’Etat est attendu par l’UDPS et quelques acteurs politiques issus de l’opposition pro-dialogue. Une autre franche de l’opposition pro-Kamerhe à laquelle s’ajoute le G7, dissident de la Majorité présidentielle rejette toute idée de recourir au dialogue au motif que  ledit dialogue pourrait cautionner le glissement, à savoir permettre au président Kabila de régner au-delà de 2016, année finale de son deuxième mandat selon la constitution de la République.
A voir le climat actuel qui prévaut au pays et face aux contraintes logistiques, matérielles et financières auxquelles la Centrale électorale a été butée, le dialogue est inévitable. Outre les questions touchant à al RD-Congo, Kabila et Mugabe ont parlé du continent africain et en particulier celles qui concernent l’Union africaine dont ils sont membres du présidium.
Des observateurs notent que lorsque Kabila remplacera Mugabe au sommet de l’UA en janvier prochain, ce sera un grand plaisir pour tous les RD-Congolais car l’avenir de l’Afrique reposera sur la RD-Congo quand on sait que 2016 est une année des grands enjeux politiques pour plusieurs pays africains notamment l’organisation des élections présidentielles. Cette énième charge confirmera la détermination de la RD-Congo d’être un pays qui fournit des ressources non seulement naturelles mais également humaines pour le développement de l’Afrique.
Kabila a déjà trôné à la tête des organisations régionales et internationales, à savoir la Communauté de développement de l’Afrique australe -SADC-, la Communauté économique de l’Afrique centrale -COMESA- ainsi que la Francophonie.
Les objectifs de l’Union africaine  sont, entre autres, réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d’Afrique; défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses États membres; accélérer l’intégration politique et socio-économique du continent; promouvoir et défendre les positions africaines communes sur les questions d’intérêt pour le continent et ses peuples; favoriser la coopération internationale, en tenant dûment compte de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme; promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent et promouvoir les principes et les institutions démocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance. Les observateurs sont d’avis que l’Afrique a des grands défis à relever.
Ses dirigeants doivent adopter leurs politiques dans tous les secteurs de la vie. Le développement de l’Afrique passe par la démocratie, les institutions fortes et la lutte contre la pauvreté.
Octave MUKENDI

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