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Suspendu de ses fonctions, Freddy Kita rejette cette décision

Consulté par le nouveau Premier ministre Bruno Tshibala mardi 11 avril et suspendu à la Majorité présidentielle populaire, plateforme politique initiée par Eugène Diomi Ndongala, dans un communiqué signé par Jean-Pierre Boka, porte-parole de la Démocratie chrétienne, Freddy Nkita, secrétaire général de ce parti a, dans une conférence de presse organisée samedi 15 avril 2017 à l’Hôtel Béatrice, rejeté cette décision prise, selon lui, par son subalterne. Devant la presse, Kita a clarifié que sa rencontre avec le nouveau Premier ministre Bruno Tshibala, dans le cadre des consultations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale, avait reçu l’aval de la hiérarchie. Le SG Kita tient à préciser que sa présence à la Cité de l’Union Africaine n’était pas sa propre initiative. Juste avant son adresse, le SG a rappelé son combat au risque et péril au sein de la DC. «Freddy Kita a milité fidèlement et loyalement pour son parti», a-t-il réclamé tout en affirmant qu’il n’a pas changé de parti, ni de position contre les forces de changement. Il estime que ces accusations de vagabondages politiques sont autant gratuites que fausses.
«C’était la hiérarchie qui m’avait demandé de me rendre là-bas. A notre retour de Cité de l’Union africaine, nous nous sommes rendus où se trouvait notre leader pour le compte rendu», a révélé Kita avant d’éclaircir: «Nous étions à la Cité de l’Union africaine dans le cadre des consultations. Quand le camarade Bruno Tshibala a appris que le Freddy Kita et la délégation de la Majorité présidentielle populaire sont là, il a directement instruit à son protocole de nous réserver un accueil chaleureux. On a été reçus, on a été clair dans nos propos. On a transmis le message de la hiérarchie au camarade Bruno Tshibala». Il a indiqué qu’il s’était vu au lendemain de ces consultations avec le leader du parti DC. A sa grande surprise, il sera joint par ses amis de l’étranger lui signalant sa suspension dans un communiqué signé par Jean-Pierre Boka pour «insubordination» et «vagabondage». Etrange! «Nous avons conduit la délégation de la Majorité présidentielle populaire aux consultations auprès du Premier ministre, le camarade Bruno Tshibala sur infrastructures et recommandations de notre hiérarchie. L’initiative de cette démarche est venue de la Direction du Parti qui nous a mandatés pour prendre langue avec le Premier ministre. Ainsi, Monsieur Jean-Pierre Boka, porte-parole du parti et Monsieur Guy Potia, membre du Bureau politique ont constitué avec ma modeste personne cette délégation en accord avec le Chef du Parti», a insisté Kita. Le communiqué de la suspension du SG Freddy Kita a circulé également dans les réseaux sociaux. «Quant au communiqué que nous avons lu à la presse et dans les réseaux sociaux, Jean-Pierre Boka qui m’a d’ailleurs accompagné à la Cité de l’Union africaine, lui qui l’a signé, n’a pas qualité de me suspendre, parce qu’il est mon subalterne. Jamais un secrétaire général ne peut être suspendu par son collaborateur». A en croire le SG Kita, Jean-Pierre Boka a été surpris de voir ledit communiqué signé par son nom. A ce sujet, il affirme que Jean-Pierre Boka envisage de porter plainte contre l’inconnu.
De l’avis de Kita, tout esprit sensé peut aisément se rendre à l’évidence que la prétendue suspension est «injustifiée» et «inexplicable» dès lors que la délégation qu’ils ont eu à conduire avait reçu l’aval de la hiérarchie. «Nous n’avons pas changé de parti. Nous n’avons pas changé d’idéal, ni de vision. Nous n’avons pas pris position contre les forces du changement. Les accusations de vagabondage politiques sont autant gratuites que fausses», a conclu Freddy Kita qui se dit jusque-là, secrétaire général de la DC.
Schilo TSHITENGA

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