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Affaire «mercenaires américains », la requête de Katumbi à l’Avocat général

L’opposant, candidat déclaré à la présidentielle de novembre 2016, sera de nouveau entendu ce vendredi à l’office du Procureur général près la Cour d’appel de Lubumbashi. Sa défense attend obtenir une confrontation directe avec les personnes arrêtées le 24 avril dernier, détenues à Kinshasa et Lubumbashi, conformément à la requête transmise à l’Avocat général le 11 mai
Après ses première et deuxième comparutions lundi et mercredi derniers, Moïse Katumbi se rend ce vendredi au Palais de justice de Lubumbashi, où le Parquet près la Cour d’appel de Lubumbashi l’entend dans le cadre d’une enquête sur le recrutement présumé de mercenaires étrangers dans l’ex-Katanga. Alors que sur la toile circulent de folles rumeurs sur l’interruption probable d’internet et du signal des médias périphériques en vue d’un éventuel transfèrement de Katumbi à Kinshasa, son état-major politique appelle ses sympathisants à redoubler la mobilisation devant et aux alentours du Palais de justice.  
Ce vendredi au Palais de justice de Lubumbashi, troisième audition de Moise Katumbi dont la défense espère pouvoir obtenir une confrontation directe avec les personnes arrêtées lors du meeting dispersé le 24 avril dernier à Lubumbashi dans le cadre de l’affaire des mercenaires. «Nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de Katumbi», a déclaré le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, le 4 mai dernier.
Intervenant à la presse, Me Jacques Shesha, membre du collectif des avocats de Moïse Katumbi, a indiqué avoir introduit une requête pour obtenir une confrontation entre les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire et son client. «Il y a une nécessité de voir ceux qui ont été arrêtés à Lubumbashi et transférés à Kinshasa et ceux qui sont encore ici à Lubumbashi être confrontés à Moïse Katumbi», a-t-il fait savoir. Dans le groupe transféré dans la capitale le 25 avril se trouvent Darryl Lewis, un citoyen américain et trois RD-Congolais proches de Katumbi, notamment Idi Sefu, Franck Mwashila et Yannick Kabinda. Le gouvernement présente Darryl Lewis comme un mercenaire qui travaille pour Katumbi. Tant l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa que Katumbi rejettent ces allégations, ce dernier évoquant un «montage grossier» et un «harcèlement politique» en réaction à sa candidature.
Me Jacques Shesha a dit attendre la réponse de l’Avocat général. «Nous avons émis cette requête au niveau de l’Avocat général de la République. C’est à lui de pouvoir nous répondre», a-t-il précisé. Pendant ce temps, réagissant aux folles rumeurs qui circulent sur une interruption probable d’internet et du signal de médias périphériques pour un éventuel transfèrement de Katumbi à Kinshasa, son état-major politique a appelé ses sympathisants à redoubler la mobilisation devant et aux alentours du Palais de justice de Lubumbashi.
 
Au sujet de l’audience de mercredi au Parquet, Me Jacques Shesha a fait savoir qu’elle s’est déroulée «dans le calme et avec beaucoup de sérénité». «Je voudrais souligner que la présence policière a empêché l’accès facile à certains avocats et magistrats au niveau du Palais de la justice», affirme-t-il cependant.
Moïse Katumbi est entendu depuis le lundi 9 mai dernier au Parquet de Lubumbashi. Des membres de sa garde rapprochée ont été arrêtés le 24 avril dernier à Lubumbashi lors d’une manifestation de l’Opposition dispersée par la police. Ces personnes, quatre au total dont un Américain, ont été transférées à Kinshasa.
Le ministre RD-congolais de la Justice a ordonné mercredi 4 mai une enquête sur «le recrutement de mercenaires» étrangers liés à l’opposant qui a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Tino MABADA

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