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100 millions USD détournés à la Regideso

Gros malaise parmi les cadres et agents RD-congolais. Ils accusent l’assistance technique chargée d’exécuter le contrat de service SDE ERANOV de dilapider les fonds de l’entreprise. Des partenaires sénégalais sont pointés du doigt. Ils sont accusés de s’emparer de toutes les directions stratégiques et soupçonnés de s’octroyer de très gros salaires au détriment de l’exploitation et de la rémunération du personnel local
L’équilibre financier recherché à la Regideso est un mirage. Le contrat de service SDE ERANOV négocié et signé pour une plus grande autonomie de la Regideso, l’accroissement des ressources financières de l’entreprise et l’augmentation de la productivité du personnel n’a pas donné les résultats escomptés, à en croire un récent rapport d’audit confidentiel.
Au contraire, les partenaires techniques appelés à la rescousse, des frères Sénégalais en provenance de la Sénégalaise des eaux -SDE- sont accusés de s’emparer de toutes les directions stratégiques au détriment des cadres RD-congolais alors que les recettes mensuelles ont chuté à 4 millions USD en 2016 contre 7 millions USD en 2012 au lancement du contrat, entrainant les difficultés de financer l’exploitation et d’assurer le payement des salaires, lit-on dans ce document qui fait part d’un gros malaise parmi les agents de nationalité RD-congolaise. Pendant ce temps, rien que 4 cadres sénégalais résidents et les frais de missions des experts engloutissent 10 millions tandis que la rubrique renforcement des compétences absorbe 13 millions USD.
Dans sa partie consacrée au financement additionnel du Projet d’alimentation en eau potable en milieu urbain -PEMU- dont le financement total de la première phase et celle de la prolongation assuré par la Banque mondiale s’élève à 366 millions USD, le rapport fait part d’un autre scandale. Celui du détournement d’un montant de 100 millions USD par le mécanisme de la maffia, de pots de vin et autres opérations retours.
Selon des membres du personnel en possession de ce document, la relance du 2ème contrat de service prévoit en plus des directions clés déjà retirées de la gestion des RD-Congolais d’en ajouter les directions provinciales de Kinshasa, Matadi et Lubumbashi, villes bénéficiaires de la première étape du projet PEMU.
L’eau étant un secteur aussi stratégique que le carburant et la sécurité, le rapport sonne le tocsin et invitent l’autorité à agir avant le pire.

YA KAKESA

Evaluation du contrat de service SDE ERANOV
1. Genèse
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo s’est engagé dans la voie des réformes économiques des entreprises publiques en transformant quelques une d’entre elles, notamment la REGIDESO en sociétés commerciales. La REGIDESO est chargée de la production, de la distribution, et de la commercialisation de l’eau potable dans le milieu urbain.
Alors qu’elle était considérée dans les années 1980 comme une des entreprises africaines de distribution d’eau les plus performantes, depuis plus de 20 ans, le service s’est fortement détérioré suite à la rupture de la coopération financière avec les institutions, et organismes internationaux, principaux bailleurs de fonds dans le secteur de la distribution d’eau potable.
Le besoin de réhabilitation, de renforcement et d’extension des systèmes d’alimentation en eau potable sont considérablement alors que les ressources financières générées par le service sont très faibles. Plusieurs facteurs sont à la base de cette situation dont, le quasi absent recouvrement des instances officielles représentant 40% des montants facturés et 30% des volumes d’eau consommée, et en interne, la non maitrise de la gestion commerciale caractérisée par un taux faible de recouvrement des abonnées privés et un taux élevé des consommations non facturées.
2. Contrat de performance
Afin d’être éclairé sur la situation de la REGIDESO et sur les meilleurs moyens de l’améliorer, le gouvernement a fait réaliser en 2007 et 2008 avec le concours financier de la Banque Mondiale, une étude de l’efficacité de la REGIDESO, de cadre institutionnel, et de l’organisation du secteur de l’eau potable en milieu urbain en RDC.
Cette étude a établi le diagnostic des infrastructures d’eau potable et de leur exploitation par la REGIDESO et a proposé des pistes de réformes et un projet de plan d’actions. Elle a montré que les principales difficultés auxquelles la REGIDESO est confrontée proviennent d’une part, de l’absence d’investissements durant plus de 15 ans, et d’autre part, sont d’ordre institutionnel, commercial et social et que les actions prioritaires à engager doivent viser:
1. Une plus grande autonomie vis-à-vis de l’Etat;
2. L’accroissement des ressources financières;
3. L’augmentation de la productivité du personnel.
La première phase de ce contrat aura comme objectif: l’obtention de l’équilibre financier de la REGIDESO sur une durée de 5 ans, par l’amélioration de la qualité de service et de la modernisation de la gestion dans trois villes à savoir Kinshasa, Lubumbashi, Matadi; règlement par l’Etat des consommations d’eau des instances officielles; début de la remise à niveau des infrastructures dans 70 centres.
3. Contrat de service
Au départ, la mise en œuvre de la 1ère phase de redressement de la REGIDESO -rétablissement de l’équilibre financier et amélioration des performances opérationnelles-, était envisagée sur le principe de la mise en œuvre d’un partenariat public-privé sous forme d’un contrat de gestion de la REGIDESO par un Opérateur privé spécialisé
Fort malheureusement cette option n’a pu aboutir. Devant cette impasse, il a fallu concevoir et mettre en œuvre un dispositif alternatif comportant toujours un recours aux professionnels et à l’expertise internationale et qui permette d’atteindre les mêmes objectifs que ceux visés par le contrat de gestion. Ce nouveau mode de partenariat sera scellé sous forme d’un contrat de service. Le nouveau cadre institutionnel de redressement de la REGIDESO sera donc composé de:
1. L’Etat: propriétaire et unique actionnaire.
2. La REGIDESO: liée à l’Etat par le contrat de performance.
3.Le partenaire privé: doit assister la REGIDESO à mettre en œuvre le contrat de performance.
4. L’auditeur: doit auditer sur le respect de l’application de deux contrats par les uns et les autres. Ce dispositif combine une contractualisation d’engagements souscrits entre l’Etat et la REGIDESO avec un appui stratégique de cette dernière assuré par un contrat de service réalisé par une structure d’expertise internationale.
On a donc dans ce nouveau dispositif une stratégie qui s’articule autour de deux contrats ci-après:
– Le contrat de performance à signer entre l’Etat et la REGIDESO
-Le contrat de service à signer entre l’Etat, la REGIDESO, la structure d’expertise internationale.
4. Opérateur privé du contrat de service
4.1. 1er contrat
Le marché du contrat de service fut attribué au groupement Finagestion et la Sénégalaise des eaux en sigle SDE depuis 2012 pour une durée de trois ans.
La mission assignée à cette expertise internationale est de fournir deux types de service à la REGIDESO:
A. Des produits au titre desquels le contractant s’engage à exécuter les prestations décrites dans le contrat, et à fournir des livrables correspondants. Ces produits sont à fournir par des cadres permanents et des experts intervenants en missions programmées par le contractant.
B. Des prestations de management au titre desquelles le contractant s’engage à mettre en œuvre des moyens, notamment les cadres et experts prévus par le contrat afin de renforcer les capacités de la REGIDESO et lui permettre d’atteindre les objectifs lui assignés par l’Etat à travers le contrat de performance.
Pour ces deux prestations, le contractant a l’obligation de résultat, soumis régulièrement à l’appréciation du comité de suivi par un mécanisme mis en place.
Lors de la mise en vigueur du contrat de service le 1er mars 2016, toutes les directions stratégiques de l’entreprise furent retirées de la gestion des nationaux et confiées aux Sénégalais en créant une humiliation et une frustration de ces derniers comme si ils n’étaient pas compétents. Cette frustration au départ muette, se lève aujourd’hui par des dénonciations courageuses de certains cadres de la REGIDESO, du Conseil d’administration et de la délégation syndicale aux vues des résultats médiocres enregistrés par le contrat de service arrivé à son terme.
Les directions placées sous le management des Sénégalais sont les suivantes:
-La Direction des finances avec comme mission l’amélioration rapide de la situation financière de la REGIDESO pour parvenir au rétablissement de l’équilibre financier.
-La Direction des ressources humaines: les restructurations importantes devront être mises en œuvre pour adapter l’effectif et les qualifications des agents aux missions de la REGIDESO.
-La Direction commerciale avec comme mission d’améliorer la gestion administrative des abonnés; mettre en place une stratégie de recouvrement des créances aux abonnés, et fiabiliser et moderniser la facturation des consommations des abonnés.
-Direction développement et réhabilitation -direction des investissements-, prioriser les projets devant conduire la REGIDESO à l’atteinte de l’équilibre financier, et mettre en place un système fiable de gestion fiduciaire des projets.
-Un expert réseau rattaché à la Direction d’exploitation avec comme mission d’apporter son expertise dans la maîtrise des fuites au réseau et la mise en place des procédures de gestion de réseau de distribution.
4.2. Constats à la fin du contrat de service
Un état de lieu dressé dans tout le domaine pour disposer d’une base référentielle de départ, et une liste des indicateurs de performance devant permettre de voir à tout moment l’évolution de l’entreprise. La physionomie que nous présente l’entreprise à la fin du contrat de service est macabre dans tous les domaines managés par les Sénégalais:
-Une restructuration qui vient amplifier le renversement de la pyramide des échelons, plus des cadres de commandement par rapport aux exécutants; l’utilisation de la main d’œuvre temporaire et occasionnelle à des postes clés de l’entreprise.
-Aucune nouvelle expertise établie dans le cadre de la gestion des investissements et de la planification des projets.
-Tous les indicateurs de l’exploitation commerciale sont au rouge, ramenant l’entreprise à une situation plus pire qu’avant la mise en vigueur du contrat de service. Les recettes mensuelles en 2012 étaient de l’ordre de 7 millions USD, et en 2016, elles ont été réduites à 4 millions USD, avec comme conséquences, les difficultés de financer l’exploitation et d’assurer le payement de salaire.
-Un grand fossé s’est encore créé par rapport à 2012 dans l’équilibre financier tant attendu; l’entreprise s’est lourdement endettée auprès des banques à des taux qui dépassent tout entendement et qui frisent la magouille entretenue par l’expert financier Sénégalais qui occupe le poste de Directeur financier. Cette situation est décriée par la délégation syndicale qui demande la résiliation de son contrat.
Cette situation macabre est relevée tous les mois dans les différents rapports constatés impuissamment durant les réunions de Comité de Direction présidées par le Directeur général.
Les multiples rapports des commissaires aux comptes, ainsi que les rapports de l’audit interne et externe, n’ont cessé de relever la contre-performance de l’entreprise durant cette période.
Au mois de septembre 2016, le Ministre de Portefeuille a adressé à la hiérarchie de la REGIDESO, une correspondance stigmatisant, l’attitude passive des Autorités de la REGIDESO, alors que l’Entreprise était en train d’aller dans les gouffres.
Durant cette période transitoire entre la fin du premier contrat de service et l’entrée en vigueur du 2ème contrat, le Groupement Finagestion/ SDE, face à cette situation calamiteuse, ils décident:
– Le retrait de leur assistance technique au management de la Direction des Ressources Humaines et récupération de la gestion par un cadre Congolais.
– Le retrait de leur assistance technique en matière de l’organisation du réseau de distribution d’eau
– La résiliation de contrat du Directeur Commercial. Ce poste est actuellement piloté de bonne main par un cadre Congolais qui a réussi à replacer la barre des recettes dans un mois à 6 millions USD.
4.3. 2ème contrat
En l’absence d’une gestion transparente du contrat de service, aucune évaluation n’a était faite à son arrivée à terme et tout débat à l’interne autour de la question est évité. C’est ainsi qu’aux mépris des institutions de la REGIDESO : le Conseil d’Administration, le Comité de direction, le DG et son Secrétaire général ont initié seuls avec le COPIREP et d’une manière discrétionnaire, un projet du 2ème contrat de service avec le même groupe de Sénégalais. Ce contrat venait d’être signé par le COPIREP et les deux ministres sortant, celui du Portefeuille et celui de l’Energie en antidatant le document. Ce 2ème contrat de service est couvert par le financement additionnel de PEMU qui se chiffre à 166 millions USD.
5. Les enjeux cachés de la composante B du projet PEMU
5.1. Montant de 190 millions USD
L’Etat congolais avait sollicité auprès de la Banque Mondiale un crédit pour soutenir le projet d’Alimentation en eau potable du milieu urbain -PEMU- afin de financer une partie des investissements dans les trois principales villes: Kinshasa, Lubumbashi, Matadi. Un montant de 190 millions USD lui sera octroyé sous forme d’un don et s’élargira jusqu’au soutien de la réforme de la REGIDESO comme entreprise publique.
Ainsi donc le financement du projet PEMU comportera deux composantes :
A. La composante A: amélioration et extension des services d’alimentation dans les principaux centres urbains: Kinshasa, Lubumbashi et Matadi pour un montant de 125 millions USD réparti comme suit:
– Kinshasa : 54.540.000 USD
– Lubumbashi : 42.500.000 USD
– Matadi : 28.000.000 USD
B. La composante B: soutient à la réforme du secteur, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la gouvernance pour un montant de 65 millions USD.
Cette composante couvre tous les frais d’accompagnement de PEMU par les expatriés principalement les Sénégalais et quelques compatriotes entrainés dans l’engrainage, pour la facilitation du détournement de fonds sur le dos de la République Démocratique du Congo.
Le contenu de cette rubrique est bien habillé des mots impressionnants tels que :
1. Renforcement des compétences du Ministère de l’Energie, du Ministère de Portefeuille, la REGIDESO et le COPIREP : 13.000.000 USD. Ce montant est principalement dépensé comme frais de mission des expatriés qui viennent pour animer des séminaires.
2.Contrat de service: 10.000.000 USD -salaire des 4 cadres sénégalais résidents à la raison d’une moyenne de 25.000.000 USD le mois et les frais de mission des experts temporaires.
3.Suivi et évaluation, supervision des travaux et audits: 14.000.000 USD, missions assumées par les expatriés.
4. Plan de communication: 2.310.000 USD
Un montant de 190 millions USD est annoncé et publié comme aide à l’Etat congolais, mais le mécanisme mafieux est mis en place pour que soit détourné avec la complicité de nos compatriotes.
L’exigence de la Banque Mondiale du soutien des fonds de PEMU à la réforme de la REGIDESO, est soutenue par un sujet américain d’origine sénégalaise, qui est le chef de projet PEMU au niveau de la Banque Mondiale, et qui pèse de tout son poids pour confier le marché de contrat de service et les autres services corollaires, à ses frères Sénégalais, tel est le cas d’un marché léonin de ratissage des abonnés d’un montant de 800.000 USD passé sans respect des procédures de passation de marché par le DG de la REGIDESO et son Secrétaire général à une firme sénégalaise MANOBI.
L’imposition de la composante B par les négociations devient un chantage conditionnant tout financement des entreprises publiques de l’Etat.
En homme averti on peut voir ce que la réforme des entreprises publiques a donné depuis que ce slogan a été lancé à l’égard des montants importants alloués à cette rubrique, si ce n’est qu’un enrichissement des étrangers avec la complicité de nos compatriotes.
Ce qui explique la signature facile de nos compatriotes en bradant le patrimoine important de l’Etat qui est la REGIDESO à cause des pots de vin couverts par la composante B intitulée: renforcement des capacités et amélioration de la gouvernance.
5.2. Financement additionnel de PEMU: 166 millions USD
Le financement additionnel de PEMU est aussi consulté de deux composants comme le financement de base:
A. COMPOSANTE A: Infrastructures hydraulique urbaines à Kinshasa, Lubumbashi, Matadi et Kindu pour un montant de 132.281.000 USD dont:
Kinshasa: 98.056.000 USD
Lubumbashi: 13.300.000 USD
Matadi: 8.405.000 USD
Kindu: 7.520.000 USD
B. COMPOSANTE B: Soutien à la réforme du secteur, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la gouvernance: 33.669.000 USD répartis comme suit:
– Contrat de service: 8.040.000 USD
– Plan de communication: 1.500.000 USD
– Renforcement des compétences institutionnelles et gestion PEMU: 14.239.000 USD
– Amélioration de la gouvernance dans le secteur de l’eau: 1.000.000 USD
– Suivi, évaluation, supervision des travaux, études et audits: 6.090.000 USD
En conclusion, le financement total du projet PEMU, première phase ainsi que celle de la prolongation, est de 356.000.000 USD inscrit comme montant perçu dans le livre du gouvernement congolais, alors que 100.000.000 USD sont détournés par le mécanisme de la maffia internationale en complicité avec nos compatriotes qui n’auront perçu que quelques miettes comme pots de vin pour faciliter l’opération retour. Le rapport de l’état de lieu de la REGIDESO avait clairement mentionné l’incompétence des cadres congolais pour imposer le contrat de service, dont les résultats sont aujourd’hui déplorables ramenant la REGIDESO au plus bas de l’échelle des entreprises africaines d’eau.
Un malaise est créé au sein de la REGIDESO à cause d’un système de gestion qui nous ramène à la période de la colonisation avec deux classes sociales à avantages distincts: la race blanche et la race noire. Aujourd’hui, il s’agit des Sénégalais qui ont des salaires et avantages largement supérieurs aux Congolais cadres de direction.
Lors de la mise en vigueur du contrat de service, la gestion des directions clés de la REGIDESO a été retirée des mains des Congolais et confiée aux Sénégalais.
La relance du 2ème contrat de service prévoit en plus des directions clés déjà retirées de la gestion des Congolais, d’en ajouter d’autres notamment les postes de Directeur provincial à Kinshasa, Matadi et Lubumbashi, aux mépris des recommandations générales du Chef de l’Etat dans son discours. A ce jour le malaise est grandissant et une explosion des agents est à éviter, surtout quand il s’agit d’un domaine aussi stratégique qui touche formellement à la sécurité du pays.
DES MILLIERS DE RD-CONGOLAIS EN PLEURS à BRUXELLES
Première apparition de la dépouille de Tshisekedi
Plusieurs milliers de RD-Congolais de la diaspora vivant en Belgique, en Europe et même au Canada se sont rassemblés dimanche après-midi sur le plateau du Heysel pour rendre un dernier hommage à l’opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé mercredi à Bruxelles à l’âge de 84 ans.
Cette veillée funéraire -la troisième et la dernière après celles de vendredi et de samedi- s’est déroulée dans le Palais 2 du Parc des expositions de Bruxelles dans une ambiance typiquement RD-congolaise, faite de bousculades à l’entrée, de joyeux désordre sur fond de discussions sur la situation politique en RD-Congo, avec un orchestre jouant de la rumba et un public parfois dansant, a constaté l’agence Belga.
La dépouille du vieil opposant, décédé à l’âge de 84 ans des suites d’une embolie pulmonaire, devrait être exposée dimanche, contrairement aux jours précédents, selon André Kabanda, le représentant du parti de Tsisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS, le principal parti d’Opposition au président Joseph Kabila.
Après l’hymne national de la RD-Congo, l’assistance a suivi l’hymne de l’UDPS avant de se recueillir devant la dépouille du lider maximo, devenu un symbole national.
Plusieurs responsables politiques ont fait le déplacement du Heysel dimanche, dont le président du PS, Elio Di Rupo, et le ministre francophone du Budget, André Flahaut.
Côté RD-congolais, on a noté la présence de l’opposant Moise Katumbi, du cadre G7 Olivier Kamitatu, de Liliane Bemba, l’épouse du leader du MLC Jean-Pierre Bemba et d’autres compatriotes venus exprimer leur sympathie à la famille Tshisekedi éplorée.
A Kinshasa, à en croire un communiqué signé de la main du porte-parole de l’UDPS Augustin Kabuya, le comité d’organisation des obsèques de Tshisekedi informe toute personne désireuse d’apporter sa contribution financière à l’organisation des funérailles et dans le souci de transparence qu’il a ouvert un compte en dollars n°95101-01010131702-60 à la Raw Bank.
Tino MABADA

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