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L'appel de Yuma aux banques sud-africaines pour Inga 3

Albert Yuma, Président national de la FEC
Albert Yuma, Président national de la FEC
Lors de son allocution au Forum économique RSA-RD-Congo, Albert Yuma, président de la Fédération des entreprises du Congo -FEC- a mis un accent particulier sur la question de la production énergétique. Il a invité les banques sud-africaines à s’intéresser au projet Inga 3. Pour lui, le volume et la qualité des infrastructures affectent les coûts de production et partant la compétitivité de l’économie. «Nous pensons ici aux routes, rails, ports, aéroports et fleuve, mais aussi et surtout au courant électrique, intrant majeur à toutes les productions, dont le déficit devient de plus en plus criant», souligne-t-il avant d’illustrer par un cas bien précis.
Celui du Katanga: les besoins actuels de cette province sont estimés à 870M W. La puissance disponible au réseau «Sud» est de 514MW comprenant 314MW générés par les centrales locales et l’injection Inga de 200MW. Il se dégage donc un net déficit de 356MW. Et d’ici trois ans, quand les projets miniers de la province arriveront à maturité, les besoins seront de près de 3.000 MW. Le défi est énorme! Et pour le président de la FEC, les investisseurs et les banques sud-africains doivent s’y intéresser.
Car, ce secteur est demandeur d’investissements importants et mérite une priorisation absolue. La FEC recommande entre autres que le gouvernement et les bailleurs de fonds intéressés par le projet Inga 3, accélèrent le processus de réalisation de ce projet. En même temps, elle demande au gouvernement sud-africain d’en assurer le leadership dans la recherche de financement. Aussi, réclame-t-elle, que les centrales hydro-électriques de taille moyenne particulièrement celles du Katanga soient réhabilitées par la promotion de partenariat public-privé, en partant de l’idée qu’il n’y a plus de monopole de la SNEL.
Par ailleurs, Yuma est confiant quant à l’avenir de la RD-Congo. Au regard de la croissance économique que le pays connait, le président de la FEC estime que le défi de l’émergence de la RD-Congo à l’horizon 2030, tel que voulu par le Chef de l’Etat, est à notre portée.

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