
Organisée du 12 au 23 mai 2026 en France, la 79ème édition du Festival de Cannes s’est achevée avec la Palme d’or remise à Christian Mungiu, réalisateur, scénariste et producteur roumain. Invitée à ce prestigieux événement cinématographique, Christelle Vuanga Mukongo, députée nationale et élue de la Funa, a mis le tissu «Kuba» à l’honneur sur le tapis rouge du Festival de Cannes. Lors de la cérémonie de clôture de cet événement consacré au financement du cinéma francophone, la défenseure des droits des femmes s’est dite «honorée» de porter le pagne «Kuba», créé par ses compatriotes. «J’ai choisi de porter le pagne Kuba ainsi que des créations conçues par les stylistes de mon pays comme un hommage à notre patrimoine culturel et au talent de nos créateurs. Ce fut pour moi un honneur de faire rayonner l’art de chez nous lors de ce rendez-vous mondial du cinéma», a déclaré Christelle Vuanga.
Puis: «J’ai eu l’honneur d’être invitée au Festival de Cannes autour d’un débat consacré au financement du cinéma francophone. Cette expérience m’a permis de mesurer toute la dynamique qui entoure la promotion des artistes et des industries culturelles. Plus qu’un espace d’expression, l’art et le cinéma constituent un véritable levier de soft power, capable de faire rayonner l’image, l’identité et le potentiel d’un pays à travers le monde».
Originaires de la région du Kasaï, en RD-Congo, les motifs et tissus «Kuba» ont été officiellement reconnus comme patrimoine culturel national lors de la 76ème réunion du Conseil des ministres, présidée par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi. Au cours de cette réunion hebdomadaire, Yolande Elebe Mandembo, ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, avait salué une avancée majeure pour la valorisation du patrimoine culturel RD-congolais. «Lorsque l’État reconnaît un tissu et des motifs, il reconnaît surtout un peuple, son génie créateur et la dignité de savoirs patiemment hérités et préservés. Aujourd’hui, le tissu Kuba entre dans la mémoire nationale, protégée et reconnue, non comme un vestige, mais comme une force qui traverse le temps et éclaire l’identité RD-congolaise», avait-elle déclaré.
Pour la ministre Elebe, cette reconnaissance s’inscrit dans une vision de continuité et de transmission du patrimoine. «Reconnaître le tissu Kuba, ce n’est pas regarder en arrière, c’est faire le choix de la continuité. C’est affirmer que notre patrimoine n’est pas figé, mais vivant, actif et porteur d’avenir», avait-elle indiqué. À l’origine, ce tissu était fabriqué à partir d’écorce de bois battue. Cependant, depuis l’introduction du raphia, cette technique a été largement abandonnée. Certaines ceintures sont encore confectionnées en écorce, symbolisant le pouvoir, et ne peuvent être portées que par certains nobles.

