
C’est le grand retour. Après six ans d’absence, le Salon africain de la bande dessinée et de l’autre muzik -SABDAM- a officiellement ouvert ses portes, jeudi 10 septembre 2026 à Kinshasa. La cérémonie s’est déroulée dans la salle de promotion de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa. Organisée par l’Atelier de la création, de la recherche et de l’initiation à l’art -CRIA-, cette 7ème édition se poursuit jusqu’au dimanche 13 septembre. Elle réunit auteurs, éditeurs, musiciens et professionnels de la culture autour de la création contemporaine africaine. Du haut de la tribune, le bédéiste Barly Baruti, fondateur de l’événement, a d’abord remercié la Première ministre, Judith Suminwa, pour avoir accepté de parrainer cette édition. Il a également salué le travail de son équipe. Pour lui, le SABDAM revient avec une ambition de faire de Kinshasa la capitale africaine de la bande dessinée.
Dans cette perspective, il a annoncé la participation des éditeurs belges André Taymans et Jean-Luc Dieu à des panels consacrés à la mise en place d’une structure d’édition professionnelle et durable dédiée au 9ème art dans la capitale RD-congolaise. L’objectif, a-t-il insisté, est de réunir à Kinshasa les talents du continent et du monde, bâtir des ponts culturels durables et faire de l’Afrique une plaque tournante de l’industrie de la bande dessinée. Présent à la cérémonie, le musicien RD-congolais Pépé Felly est revenu sur le concept de l’autre muzik.
Selon lui, il s’agit d’une nouvelle manière de regarder, de percevoir et de produire la musique. Une démarche qui, pour la musique RD-congolaise, puise sa sève dans le patrimoine traditionnel. Représentant le Directeur général de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, le Secrétaire académique Joseph Ibongo a rappelé que la bande dessinée, désormais consacrée 9ème art, suscite un intérêt croissant, particulièrement chez les jeunes.
«À la complicité du texte et de l’image, la bande dessinée raconte l’histoire, témoigne des réalités sociales, transmet des valeurs et nourrit l’imaginaire collectif. Elle peut contribuer à conter l’histoire de la RD-Congo, de l’Afrique et de l’humanité», a-t-il souligné. Un art qui, selon lui, participe à la formation de la jeunesse et au développement des industries culturelles et créatives. Pour sa part, l’ambassadrice du Royaume de Belgique en RD-Congo, Stafanie Van Melis, a, elle aussi, qualifié Kinshasa de capitale africaine de la bande dessinée, une ville qui regorge d’artistes. Souriante, elle a promis de revenir avec ses deux enfants pour visiter le salon. Cette 7ème édition prévoit des ateliers de formation, des projections, des rencontres professionnelles et rend un hommage appuyé au scénariste RD-congolais Alfred Iyolo.
