Culture

Cherry Muhima s’est trouvé une vocation: éduquer la masse

Eduquer la masse est son credo quotidien. Cherry Muhima, artiste peintre et performeuse, en fait même son cheval de bataille, mettant en jeu son corps pour cette fin. «J’utilise mon corps, je l’exhibe pour faire passer des messages en rapport avec les maux sévissant dans la société», fait-elle savoir.
Jeune, dynamique, talentueuse, et surtout artiste engagée, Cherry Muhima, artiste peintre et performeuse, ne se fatigue guère de recourir à son génie artistique pour dénoncer les maux qui rongent ces jours la société. Ainsi, elle consacre son temps à la peinture corporelle, mieux à la performance en vue de conscientiser la population. «J’utilise mon corps, je l’exhibe pour faire passer des messages en rapport avec les maux sévissant dans la société», explique-t-elle dans un entretien à AfricaNews. Eduquer la masse est son credo quotidien. «Un artiste, c’est celui qui conçoit le bâton du roi. La société a besoin de nous pour éduquer la masse à travers nos œuvres», martèle Muhima non sans révéler qu’elle aimerait être parmi les ténors de cette génération d’artistes qui ne froisseront pas les mœurs.
En activité depuis 2006, Cherry Muhima compte à son actif plusieurs tableaux de peinture grâce auxquels elle a eu le privilège de participer dans de divers festivals et expositions au pays tout comme au-delà des frontières nationales. «Au départ, je prenais simplement plaisir à décorer, à peindre, à faire l’harmonie des couleurs, etc. Par après, je me suis rendue compte que je suis appelée à faire une carrière dans l’art», précise cette    artiste polyvalente.
Et de poursuivre: «Je suis née artiste. Depuis mon jeune âge, la seule chose qui m’intéressait c’était le dessin et la peinture. Je donnais cette image depuis mon enfance». Malheureusement pour Muhima, personne de son environnement ne la soutenait si ce n’est sa mère qui, croyant en ses potentialités, l’a conseillée à faire les humanités artistiques à l’Académie des Beaux arts, avant d’aller se spécialiser en stylisme et modélisme en Afrique du Sud.
Cherry Muhima ne partage pas toute opinion selon laquelle les femmes artistes sont légères et terre-à-terre. «Nous sommes plutôt libérales puisque dans notre métier, il nous est demandé de nous sentir à l’aise», estime Cherry pour qui la femme est capable de faire tout ce dont l’homme est capable de faire. Seulement, elle ne deviendra jamais l’homme.
Muhima invite les femmes artistes, encore sur le banc de l’école, à se battre pour ne pas laisser la société les anéantir et étouffer leurs talents. Puis, elle déplore le fait que les artistes ne prêtent presque jamais main forte aux autres artistes.
Laurent OMBA
 
 
 

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