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Washington, le face-à-face Tshisekedi-Fayulu pour forcer le destin du dialogue

En marge du 74ème National Prayer Breakfast aux États-Unis, le Président de la République Félix Tshisekedi et l’opposant RD-congolais Martin Fayulu se sont de nouveau rencontrés. Au cœur des échanges: l’urgence d’un dialogue national inclusif sous l’égide des confessions religieuses pour sortir la RD‑Congo de l’impasse. Selon des sources proches du dossier, Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, a profité de ce tête-à-tête avec le Président Félix Tshisekedi pour enfoncer le clou sur sa proposition phare: la tenue immédiate d’un dialogue national.

Le curseur placé sur la CENCO et l’ECC

Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023, pas question de laisser ce processus entre les seules mains de la classe politique. Il a insisté sur le rôle pivot que doivent jouer la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- et l’Église du Christ au Congo -ECC. En érigeant les catholiques et les protestants en garants de la neutralité, Fayulu espère obtenir une «inclusivité maximale» permettant de stabiliser un pays toujours meurtri par la crise sécuritaire dans l’Est et les contestations électorales.

Cette rencontre n’était que le point d’orgue d’un agenda marathon pour l’opposant RD-congolais. Mercredi 4 février dernier, Martin Fayulu a mené une véritable offensive de plaidoyer devant les poids lourds de la diplomatie douce américaine. Reçu par l’International Republican Institute -IRI-, le National Endowment for Democracy -NED- et le National Democratic Institute -NDI-, il a exposé ses craintes sur l’effritement de la cohésion nationale. Selon l’entourage de Lamuka, les dirigeants de ces organisations auraient partagé l’analyse de Fayulu, reconnaissant que le dialogue reste le «levier essentiel» pour une paix durable en RD‑Congo.

Vers une décrispation?

Après un premier rendez-vous l’an dernier au Palais de la nation, ce second échange en territoire étranger marque une étape supplémentaire dans le dégel -du moins formel- des relations entre les deux hommes. Reste à savoir si le tout Premier citoyen de la RD‑Congo, de retour à Kinshasa, transformera ces échanges de politesse en actes concrets de convocation d’un forum national, alors que la pression sociale et sécuritaire ne cesse de croître.

Hénoc AKANO

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