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Véron Mosengo, le diagnostic sur le terrain avant une thérapie de choc?

Une semaine. C’est le temps qui reste avant la date du 20 mai, retenue pour la tenue de l’élection du Comité exécutif de la Fédération congolaise de football association -FECOFA. Après plusieurs reports, tous les signaux semblent désormais au vert. À la Commission électorale, le calendrier est respecté, même si de graves soupçons d’irrégularités pèsent sur le processus. Comme prévu, la liste définitive des candidats retenus a été publiée le lundi 11 mai, tard dans la nuit. Et comme en 2017, un seul candidat va concourir pour le poste de président.

Décrié à gauche et adulé à droite, Véron Mosengo devrait, sauf cataclysme, prendre la suite de Constant Omari qui a dirigé l’instance entre 2003 et 2021. Pourtant, malgré ce boulevard qui lui est offert vers la maison du football, l’ex-Secrétaire général de la CAF n’entend pas se contenter de la facilité. Le même lundi, bien avant la publication de la liste définitive, il a dévoilé son ambitieux programme devant un parterre de journalistes. S’il est élu, Mosengo se propose de changer les choses en deux temps. D’abord «refonder» la FECOFA pour la «structurer». Ce n’est qu’après que le cap sera mis vers la récolte des succès.

Au lendemain de cette présentation, il a pris l’avion. Destination: le terrain. Déterminé à faire de chaque province du pays un pôle de pratique et de développement du football, l’ancien chef de l’administration de la CAF s’est engagé à palper les réalités locales. Premier arrêt : Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental. Autrefois pépinière du football national avec des clubs mythiques comme l’AS Bantous et le SM Sanga Balende, Mbuji-Mayi est aujourd’hui à l’image du Congo du football. Les deux stades de la ville, Tshikisha et Kashala Bonzola, sont dans un état de délabrement très avancé. Sur place, Mosengo, accompagné d’une bonne partie de ses colistiers, a échangé, tour à tour, avec le gouverneur de province et des acteurs locaux du monde du football avant de visiter quelques sites liés au football, notamment le siège de la ligue provinciale et les stades.

Le marathon s’est poursuivi à Kananga, dans la province voisine du Kasaï-Central. À cette étape, une belle surprise attendait la caravane Mosengo. Mobilisée par des soutiens du candidat président dans la ville, une foule compacte est venue à sa rencontre. Ici encore, le schéma a été identique: civilités présentées aux autorités, rencontres avec des acteurs locaux du monde du football et visite des sites de pratique du football, notamment le stade des Jeunes de Katoka, là où l’AS Saint-Luc et l’US Tshinkunku ont connu leurs heures de gloire. Pourtant, le lieu ressemble davantage à un champ de patates. «Il faut que tout cela change», a lancé un des membres de l’équipe Mosengo.

Jusqu’au 20 mai, date de l’élection, Mosengo espère visiter le plus de villes possible. L’objectif est certainement de poser un diagnostic réel et basé sur des évidences afin d’adapter sa thérapie déjà concoctée aux réalités locales. Une approche globalisante et pragmatique saluée par l’opinion sportive qui reste cependant prudente, en attendant le dénouement du processus électoral qui est encore loin d’avoir livré tous ses secrets.

WIDAL

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