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Thambwe Mwamba baptise «Penser librement, exister pleinement», le plaidoyer de Faustin Luanga pour un pays debout

Kinshasa a accueilli, jeudi 8 octobre 2026, un moment rare dans son effervescence politique: un vernissage qui se voulait plus qu’une simple présentation d’ouvrage. Dans la prestigieuse salle de la Galerie Fontaine, à deux pas de l’hôtel Pullman, le sénateur Faustin Luanga a présenté officiellement son nouvel essai, «Penser librement, exister pleinement». L’événement a pris une dimension particulière avec le baptême de l’œuvre par l’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba. Devant un parterre de personnalités politiques, professeurs d’universités, diplomates, chercheurs et écrivains, celui-ci a salué «un appel à la conscience RD-congolaise», un livre qui arrive à un moment charnière de l’histoire nationale. Prenant la parole, Faustin Luanga a planté le décor de sa démarche. Loin du pamphlet ou du manifeste partisan, «Penser librement, exister pleinement» se veut un ouvrage d’intervention intellectuelle et citoyenne.

«Ce livre est né d’une exigence morale: dire la vérité au pays, réveiller les consciences, refuser la résignation», a-t-il déclaré d’emblée. Celui qui a servi dans plusieurs organisations multilatérales et sillonné plus de 150 pays au cours de sa carrière d’économiste et de haut fonctionnaire international a voulu mettre son expérience de l’État au service d’une réflexion sans complaisance. Dans une écriture analytique, il ausculte les maux qui rongent la RD Congo. Pour l’auteur, le pays ne souffre pas d’une crise isolée, mais d’une superposition de crises: crise de la pensée, crise de la gouvernance, crise morale, crise des institutions, crise de la jeunesse et, conséquence ultime, crise de la paix. Le fil conducteur? Une crise plus profonde, plus silencieuse. «La source commune de toutes ces crises est une crise de la conscience, un affaiblissement du courage intellectuel et de la capacité collective à penser librement», diagnostique Faustin Luanga. Dans un débat public souvent étouffé par le conformisme et la peur, il fait de la liberté de penser un acte fondateur.

«Penser librement devient un acte de souveraineté, un geste de résistance, un devoir national», martèle-t-il devant un auditoire conquis.

Mais l’essai ne s’arrête pas au diagnostic. Il propose ce que l’auteur appelle une architecture pour la renaissance. Une vision articulée autour de quatre piliers indissociables: le politique, l’économique, le spirituel et l’humain. Loin des recettes importées, Faustin Luanga plaide pour un État juste et stratège, capable de planifier; une économie productive et souveraine, qui rompt avec la rente; une jeunesse non plus spectatrice mais actrice de son destin; et une paix qui ne soit pas une simple absence de guerre, mais une paix fondée sur la dignité.

«Chaque chapitre ouvre un chemin, interroge les illusions, déconstruit les évidences et esquisse des pistes de renaissance. Ni pamphlet ni manifeste partisan, ce livre est un appel à la lucidité, à la responsabilité et à l’espérance», a-t-il insisté. À travers cet essai à la fois politique, économique, philosophique et profondément humain, l’auteur s’adresse à «celles et ceux qui veulent comprendre, agir et contribuer à la reconstruction d’une RD Congo debout». Avec «Penser librement, exister pleinement», le professeur Faustin Luanga apporte sa pierre à l’édifice de la réflexion nationale. À l’heure où le pays fait face à la guerre à l’Est, à l’urgence sociale et au défi existentiel de sa refondation, il rappelle qu’aucun développement n’est possible sans une révolution préalable des consciences. Un message que Thambwe Mwamba, en baptisant l’ouvrage, a choisi de porter avec lui.

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