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RDC: Tshisekedi annonce un dialogue national «inclusif, apaisé et républicain» centré sur l’agression rwandaise

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé vendredi l’organisation prochaine d’un dialogue national «inclusif, apaisé et républicain», lors d’une audience accordée aux représentants des principales confessions religieuses à la Cité de l’Union africaine, a rapporté le gouvernement.

L’initiative, réclamée depuis des mois par une partie de l’opposition et de la société civile, vise en priorité à «consolider la paix, la cohésion nationale et l’unité des Congolais afin de faire face à l’agression rwandaise», a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, lors d’un briefing.

Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, qui a fait la restitution de la rencontre quelques heures plus tôt, a estimé que cette démarche «concrétise les efforts engagés» par le chef de l’État en faveur de la paix et du renforcement de l’unité du pays.

Un «front intérieur» contre l’agression

Pour la présidence, l’objectif n’est pas institutionnel. «L’enjeu, ce n’est pas le président Tshisekedi. L’enjeu, c’est comment les Congolais de partout au monde arrivent à se mobiliser pour que, d’une seule voix, nous puissions mettre fin à l’agression rwandaise», a affirmé Patrick Muyaya.

Selon lui, ce dialogue doit permettre de «créer un véritable front intérieur contre l’agression rwandaise autour du président de la République, afin de défendre la souveraineté du pays, de mettre un terme à cette agression et d’éviter la balkanisation».

Le chef de l’État prendra une ordonnance définissant les contours et l’organisation des assises. Celles-ci devraient se tenir «en principe, en RDC», a précisé le porte-parole, ajoutant que des dispositions seraient prises pour permettre à «tous les Congolais remplissant les conditions»d’y participer.

Pas de «complices de l’agression»

Sur la question des participants, Muyaya a été catégorique: «le dialogue doit se tenir entre Congolais. Mais les Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression. Et dans ce que nous avons observé jusqu’à présent, il y a des Congolais qui sont complices de l’agression».

Interrogé sur une possible révision de la Constitution, le ministre a démenti tout débat au sein du gouvernement: «Au gouvernement, on n’a jamais parlé de la question de la Constitution. Ça n’a jamais été dans l’ordre du jour du Conseil des ministres». Il a toutefois reconnu que «pleines de choses doivent être réajustées 20 ans après la publication de cette Constitution».

L’annonce intervient à quelques jours d’une manifestation prévue le 22 juillet à Kinshasa par la Coalition Article 64. Celle-ci avait posé comme condition à toute participation à un dialogue «que le président de la République renonce publiquement et définitivement à son projet de révision de la Constitution».

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