
En mission d’urgence dans l’espace du Grand Katanga depuis le lundi 2 février 2026, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a mené d’intenses activités liées à son secteur, notamment en matière de lutte contre la pollution minière. Dans la province du Haut-Katanga, sa mission d’itinérance s’inscrivait dans une démarche de fermeté visant à apporter des solutions durables aux défis environnementaux majeurs qui touchent cette région minière.
Face à la recrudescence de la pollution liée à l’exploitation minière, à la déforestation galopante et à la dégradation accélérée des terres, la ministre Marie Nyange a réaffirmé la volonté du gouvernement de protéger l’écosystème et la santé des populations locales. «La terre est le grand support de l’homme. Personne n’a le droit de la polluer impunément», a-t-elle martelé dès son arrivée à Lubumbashi, où elle a eu des échanges avec les acteurs clés de la région, notamment la Fédération des entreprises du Congo -FEC-, les entreprises minières concernées, la Société civile et l’administration environnementale, dans le but de les impliquer dans la réflexion pour inverser la tendance actuelle et contraindre les opérateurs économiques à assumer la responsabilité de leurs impacts environnementaux, conformément à la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi.
Accompagnée d’une délégation d’experts de l’Agence congolaise de l’environnement -ACE-, de la Direction de l’assainissement -DAS- et de la Direction des établissements classés et du Fonds forestier national, la ministre s’est également rendue dans la ville de Likasi et ses environs, où elle a rencontré les responsables des sites miniers pour exiger un respect strict des normes environnementales et la mise en œuvre immédiate des mesures de prévention contre toutes formes de pollution.
La FEC et la Société civile impliquées
À Lubumbashi, la ministre de l’Environnement a mené une série de consultations marquant un tournant décisif dans la lutte contre la pollution, la déforestation et les conflits d’usage des terres. S’inscrivant dans une démarche de co-construction de solutions durables, elle a échangé avec les délégués de la Société civile environnementale du Haut-Katanga sur le conflit de superposition des titres, en particulier l’intrusion de l’exploitation minière dans les concessions forestières des communautés locales -CFCL.
À la demande de la Société civile, la ministre Marie Nyange Ndambo a rappelé les prescriptions de la loi avec fermeté: «Les miniers n’ont ni droit ni pouvoir d’exploiter dans les forêts des communautés locales. Le ministre provincial de l’Environnement prendra contact avec les entreprises concernées pour régler cela».
La ministre Nyange a également abordé la question de l’exploitation artisanale du bois rouge, annonçant une solution visant la suspension de cette activité. «Maintenant que la technologie est en train d’être mise en place, une mission viendra ici pour discuter avec vous des nouvelles conditions d’exploitation. C’est pour le bien de notre pays, et surtout de vos enfants», a-t-elle souligné.
Dans sa démarche pédagogique, la ministre Marie Nyange a également rencontré la FEC du Haut-Katanga, avec laquelle elle a discuté de la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises minières, accusées d’être à la base des pollutions récurrentes dans la province. Marie Nyange a rappelé que la fin de ces pollutions est une injonction du Chef de l’État.
Ainsi, elle a invité les entreprises minières à investir dans la prévention de leurs pollutions pour préserver la vie humaine et les écosystèmes. Pour encadrer et sanctionner les manquements, la ministre de l’Environnement a annoncé des mesures de renforcement, notamment l’élaboration dans un bref délai de normes environnementales strictes devant servir de boussole dans la mise en œuvre des études environnementales préalablement validées par l’Agence congolaise de l’environnement.
«Tout acte criminel commis par des entreprises minières sera désormais sévèrement puni», a prévenu la ministre Marie Nyange. Le premier vice-président provincial de la FEC Haut-Katanga a promis de transmettre à ses membres les instructions de la ministre de l’Environnement afin que toutes les études d’impact environnemental effectuées et qui n’ont pas été correctement encadrées puissent trouver les voies et moyens de stopper la dégradation de l’environnement.
Marie Nyange a également annoncé la mise en place d’un cadre de concertation permanent regroupant les différentes parties prenantes, dont la FEC, la Société civile et les administrations impliquées dans la question d’exploitation minière et forestière, en vue d’appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre ce fléau.
Pérenniser le Jardin zoologique de Lubumbashi
Toujours à Lubumbashi, la ministre de l’Environnement a visité le Jardin zoologique de Lubumbashi pour s’enquérir de l’état de gestion de ce patrimoine de l’Institut congolais pour la conservation de la nature, à l’approche de l’échéance du partenariat public-privé qui lie l’établissement à l’ASBL Les Amis du Jardin zoologique de Lubumbashi -AZLU.
Impressionnée par les acquis réalisés sur le site, Marie Nyange a félicité l’ASBL AZLU, l’ICCN et les autorités provinciales pour leur dévouement, soulignant que le site est devenu le «poumon vert» de la ville et qu’il faut renouveler le partenariat.
