
Le Sénat a, lors de sa séance plénière dirigée, mercredi 28 mai, par son président Jean-Michel Sama Lukonde, examiné une question orale avec débat adressée au Directeur général de la Caisse nationale de péréquation, Coco Jacques Mulongo, par le sénateur Michel Lingepo Molonga. La question portait sur la politique de la Caisse nationale de péréquation pour renforcer la solidarité nationale et corriger les déséquilibres de développement entre les provinces.
À cette occasion, ce mandataire de l’État a éclairé la lanterne des sénateurs sur la situation générale de la caisse ainsi que sur les difficultés rencontrées. À l’issue des débats, Coco Jacques Mulongo a sollicité un délai de 48 heures pour avoir le temps de répondre aux questions et préoccupations soulevées par les honorables sénateurs. Délai qui lui a été accordé. Il est attendu à la Chambre haute du Parlement aujourd’hui, vendredi, pour répondre aux préoccupations des sénateurs.
Présentation des Eurodéputés aux sénateurs
Cette séance plénière a été ponctuée par la présentation de la délégation des députés du Parlement européen aux sénateurs par le speaker de la Chambre haute, qui avait à sa tête la députée Hilde Vautmans. Arrivés à Kinshasa à la suite de l’appel qui leur a été lancé par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, lors d’une mission effectuée en mars 2025 à Paris et Bruxelles auprès de l’Union européenne -UE-, les membres de cette délégation sont venus à Kinshasa pour approfondir leur connaissance de la situation de l’insécurité dans l’Est de la RD-Congo en vue de soutenir le pays dans sa lutte pour ramener la paix durable dans la partie orientale de son territoire national.
Lors de ce passage au Parlement européen, le président Sama Lukonde avait dénoncé l’accord signé entre l’Union européenne et le Rwanda sur les minerais stratégiques. Cette démarche qui s’inscrit dans la droite ligne de la diplomatie agissante déployée par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo semble porter ses fruits.
Hilde Vautmans a dit à la presse que sa délégation est à Kinshasa pour parler ouvertement et franchement, écouter, discuter et faire le suivi des différentes résolutions du Parlement européen et des Nations unies, ainsi que du Rapport Mapping, mais aussi pour le suivi et la mise en œuvre des sanctions prononcées par l’UE contre le Rwanda et pour parvenir à la suspension du mémorandum d’entente avec ce pays agresseur et pillard sur les minerais de la RD-Congo.
Selon elle, l’UE voudrait soutenir les différentes initiatives en cours pour arriver à la paix durable, mettre vraiment fin à ces conflits qui n’ont que trop duré, aider les femmes et arrêter les atrocités et les viols utilisés depuis 30 ans comme arme de guerre. «30 ans, c’est trop et ça suffit», a-t-elle indiqué. L’Europe, et plus particulièrement son pays, la Belgique, veut voir ce qu’on peut faire ensemble pour parvenir à cette paix durable en RD-Congo.
