
L’ancien ministre José Makila, cadre du FCC et de «Sauvons le Congo», a vivement critiqué vendredi la décision de la coalition C64 de reporter sa marche anti-révision constitutionnelle du 8 juillet, après un appel au dialogue du président burundais Evariste Ndayishimiye. Intervenant lors d’un Space X avec Martin Fayulu, organisé par le journaliste Stanis Bujakera, Makila a estimé que le président burundais n’est pas bien placé pour convoquer les opposants congolais à un dialogue avec le pouvoir.
«Ce monsieur fait partie intégrante de conflits au Congo! Comment va-t-il résoudre ces problèmes pour que les Congolais retrouvent la paix?», a-t-il interrogé. «De qui tient-il ce mandat?», a-t-il poursuivi, rappelant que «les troupes burundaises interviennent dans le conflit à l’Est», demandant «ce que devient le président Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine». Pour lui, C64 ne doit pas décevoir le peuple et «tomber dans le piège de monsieur Tshilombo». Il a rejeté tout dialogue «pour les postes» et plaidé pour «instaurer une Ceni indépendante, faire une loi électorale» et aller aux élections en 2028 après le deuxième et dernier mandat du président Tshisekedi.
Makila a également attaqué le projet de révision porté par l’Union sacrée, renvoyant à «l’exposé des motifs de la Constitution du 18 février 2006». «Sans cette constitution où Tshisekedi peut tirer son pouvoir ? On le reconnaît aujourd’hui président grâce à cette constitution», a-t-il lancé. Il a aussi dénoncé des acteurs qui traitent la Constitution de «papier à déchirer».


