
Dans une déclaration rendue publique samedi, le mouvement politique de Moïse Katumbi, Ensemble pour la République, a fermement dénoncé le procès intenté contre l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Le ministère public a réclamé la peine de mort pour l’ex-Chef de l’État, qui est jugé par contumace en raison de son soutien aux rebels de l’AFC-M23, actuellement en contrôle de plusieurs zones de l’Est du pays. Selon le parti de Katumbi, le procès de Kabila s’apparente à une «manœuvre politique délibérée» qui pourrait exacerber les tensions dans un pays déjà en proie à une crise profonde, mettant ainsi en péril les efforts de paix engagés à Doha et à Washington.
«La paix ne pourra émerger de la terreur, mais plutôt d’un dialogue. Écarter un acteur clé tel que Joseph Kabila ne fait que l’inciter, lui et d’autres, à se radicaliser et à favoriser le désordre. Cela condamne les initiatives de Doha et de Washington à l’échec. C’est jouer avec le feu et précipiter la Nation dans un cycle perpétuel de violences et de vengeances», a averti Ensemble pour la République, en incriminant le régime de Tshisekedi d’avoir «transformé la justice en instrument répressif contre les opposants» et de vouloir «diviser un peuple déjà éprouvé».
Pour contrer la «dérive autoritaire» du régime de Tshisekedi, Katumbi et son équipe ont lancé un appel à la mobilisation générale des forces politiques et sociales en faveur d’un «dialogue inclusif sous une médiation digne de confiance». Pour Katumbi et ses alliés, ce dialogue constitue une «ultime occasion de sauver la RD-Congo d’un gouffre».

