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ONU : la RD-Congo esquisse sa feuille de route de membre non permanent au Conseil de sécurité

En prélude à son élection comme membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, prévue le 3 juin prochain, la RD-Congo a présenté, le 15 mai 2025, au cours d’une cérémonie solennelle au siège des Nations unies à New York, la feuille de route de son mandat qu’elle souhaite briguer pour la période 2026-2027. Au cours de cette présentation magistrale, l’ambassadeur itinérant du Chef de l’État, Antoine Ghonda Mangilibi, a relevé les piliers sur lesquels son pays, la RD-Congo, fonde son mandat. Ces piliers reposent sur les valeurs que charrie la dénomination même de son pays, à savoir: «Excellence, mon pays porte, dans son nom même, cette noble ambition. Kongo, en langue ancestrale, signifie: Aller vers, le Léopard, symbole de vigilance, de dignité et de puissance maîtrisée», a expliqué Antoine Ghonda.

Pour lui, «Kongo» veut dire en d’autres termes aller vers l’excellence. «En se portant candidat à ce siège du Conseil de sécurité, la RD-Congo exprime sa volonté d’aller vers l’excellence, au service des nations et de la paix mondiale. C’est cette même excellence que nous voulons mettre au service, notamment, du nouvel agenda pour la paix, de la réforme du système de sécurité collective, de la gestion durable des ressources naturelles et de la transition climatique», a-t-il signalé.

Et de poursuivre: «forte de son expérience et de son potentiel naturel, la République démocratique du Congo se positionne donc en pays solution face aux défis contemporains dans ce domaine. Cette ambition ne traduit pas la quête d’un quelconque privilège, mais une volonté d’apporter une voix différente, une expérience enracinée dans les réalités africaines ainsi qu’une vision tournée vers l’avenir», a martelé l’envoyé spécial du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Dans son discours, Antoine Ghonda a fait savoir que siéger comme membre non permanent du Conseil de sécurité est une triple opportunité pour la RD-Congo. D’abord, pour apporter son expérience à la défense et à la promotion de la paix mondiale en affrontant les défis sécuritaires qui menacent l’humanité, notamment ceux de l’Est de la RD-Congo; ensuite, pour influencer les décisions internationales sur des questions cruciales liées au développement durable, au changement climatique et aux droits humains; et, enfin, pour contribuer, à travers les atouts stratégiques et la vision insufflée par le Chef de l’État, à la promotion de solutions inclusives et durables face aux défis mondiaux. L’envoyé spécial du Président de la République était très clair dans son message.

«Avec sa superficie de pays continental, ses neuf voisins et son immense potentiel minier ainsi que sa biodiversité, la RD-Congo est consciente du rôle déterminant qui lui incombe pour la sécurité régionale et la sécurité internationale, et c’est cette conscience qui l’anime pour le mandat qu’elle brigue au Conseil de sécurité. Elle compte porter cette responsabilité dans l’esprit d’une responsabilité partagée, comme le disait Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU: «La sécurité individuelle, la liberté et la dignité ne peuvent être préservées que si les responsabilités sont partagées, et les solutions collectives», a-t-il souligné.

Et d’ajouter: «cet engagement traduit également la détermination du Président Félix-Antoine Tshisekedi qui, depuis son avènement en 2019, est résolument tourné vers la revalorisation de la diplomatie RD-congolaise afin de permettre à la RD-Congo de rayonner dans le concert des nations».

Thérèse Kayikwamba présente les 7 axes du mandat RD-congolais

Dans une brève vidéo projetée au cours de cette cérémonie, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a clairement décliné l’agenda de Kinshasa au Conseil de sécurité de l’ONU, lequel se décline en sept piliers, à savoir: une gouvernance éthique et durable des ressources naturelles; la mise en œuvre efficace des programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion -DDR- dans les sociétés post-conflit; le nouvel agenda pour la paix et la réforme des opérations de maintien et de consolidation de la paix de l’ONU; la réforme du système de sécurité collective des Nations unies pour un multilatéralisme fort, fondé sur le respect du droit international et de la Charte des Nations unies; l’inclusion, l’autonomisation et l’égalité des chances pour la femme et la jeunesse dans la paix et la sécurité; la transition climatique, notamment avec la gestion de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde; et, enfin, les droits de l’homme et la démocratie consolidée au service de la paix. Il convient de souligner que la RD-Congo, dont la candidature a été annoncée officiellement depuis le 17 décembre 2024, a toutes les chances d’être élue et de siéger pour la troisième fois après les mandats de 82-83 et 91-92, où elle avait présidé le Conseil de sécurité pendant la guerre du Golfe. Le rendez-vous est donc pris pour le 3 juin prochain, le jour du vote.

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