
L’heure est accalmie à l’Office congolais de contrôle -OCC-, après une grogne due à un «malaise social» entre le management et les organisations syndicales de cet établissement public placé sous tutelle du ministre du Commerce extérieur. Pour désamorcer la bombe, le ministre Paluku a dû taper du poing sur la table, un véritable rappel à l’ordre pour «préserver la paix sociale» avec des mesures conservatoires annoncées lundi 31 mars. Parmi les mesures prises par Julien Paluku, figure en première position la surséance de la promotion en grade. Dans une lettre adressée à la tutelle le 28 mars, l’Intersyndicale avait décrié ces mesures.
Aussi, ces promotions décriées ne vont pas être incluses dans la paie du mois de mars. Dans l’autre sens, l’avancement en grade des certains agents consacré dans le procès-verbal n°06/2018 de la 4è réunion extraordinaire du conseil d’administration de 2018 va désormais être effectif, dans sa globalité et sans délai.
Pour assurer un meilleur climat à l’OCC, Paluku a également ordonné «la cessation et la levée de toute action punitive initiée contre les représentants des organisations syndicales, conformément aux textes légaux et règlementaires en vigueur en la matière».Des mesures qui rencontrent les préoccupations des syndicalistes de l’OCC. Dans leur correspondance du 28 mars, ils avaient notamment dénoncé «l’octroi sélectif et irrégulier des grades au détriment de l’ensemble de la masse laborieuse».
Selon eux, ces promotions ne tenaient pas compte «des critères objectifs fixés par la convention collective de l’OCC [et] des rapports assortis des propositions et résolutions afférentes à l’avancement en grade». Auprès de la tutelle, ils avaient également fustigé les menaces dont ils était objet de la part du comité dirigeant. Certains d’entre eux avait «écopé d’une ouverture d’actions disciplinaires de suite de la dénonciation de ces qu’ils qualifient de mauvaise ses gestion».
En plus des mesures conservatoires, le ministre Paluku a également mis en place une commission mixte composée de 14 membres: 3 délégués de son cabinet, 3 délégués du Conseil d’administration, 3 délégués de la Direction générale et 5 délégués de l’Intersyndicale. Cette commission va se charger de «faire des propositions concrètes et réalistes d’avancement en grade» en se référant à la convention collective et en tenant compte de l’impact financier de ces mesures sur la trésorerie. Les conclusions de cette commission placée sous l’autorité du dircab de Paluku sont attendus dans deux semaines.
WIDAL
