
Après environ 20 années d’évolution titubante dans la mobilisation des recettes, la Direction générale des impôts -DGI- a sonné la révolte en 2020, enchaînant des performances ponctuées par des «recettes résilientes» et un taux d’exécution supérieur à 100%.
Ces performances, Bernard Muakadi, Directeur général de la DGI, les a mises en lumière lors de son intervention, mardi 22 avril 2025, à une réunion bilatérale de haut niveau à l’université George Washington, déroulée en présence des fiscalistes chevronnés.
Cette réunion, axée sur le thème: «Les opportunités fiscales pour une collaboration stratégique, l’investissement et la croissance inclusive», a servi de tribune pour Muakadi afin de démontrer comment et combien le modèle RD-congolais est inspirant en matière de mobilisation des recettes fiscales.
Grâce à ce modèle, mis au point par le DG Muakadi, la RD-Congo est passée de CDF 3.655 milliards -soit USD 1,9 milliards-, représentant 117,07% des prévisions, mobilisés en 2020 à CDF 163 milliards -soit USD 6,03 milliards-, représentant 108,08% des prévisions, captés par la DGI en 2024. Entre ces années, cette régie financière a brisé le plafond de verre en réalisant un taux d’exécution de 158,11% en 2022 -CDF 11.470 milliards mobilisés soit USD 5.7 milliards.
Ces différentes performances, selon Muakadi, ont été rendues possible grâce à plusieurs facteurs. Il a notamment évoqué le meilleur encadrement de l’échéance de déclaration de l’IBP, la perception de l’IPR des agences d’exécutions et le niveau de solde débiteur recouvré significatif d’environ 10% des recettes totales.