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RDC : José Mpanda monte une armée scientifique contre le Covid-19

Ministre de la Recherche scientifique et innovation technologique, José Mpandaa battu le rappel des troupes en prévision d’un assaut contre le nouveau Coronavirus, cette pathologie qui a déclaré la guerre au monde entier. En RD-Congo, la barre de 120 malades a été franchie. Des chiffres qui dérangent le ministre José Mpanda au point de le pousser à monter une armée des scientifiques, instituée par un arrêté ministériel signé mercredi 1er avril 2020 et portant création d’une commission scientifique. La mission de cette commission est d’appuyer les actions de riposte contre le nouveau Coronavirus menées par le Dr. Jean-Jacques Muyembe, sous la tutelle duministre de la Santé publique, Dr. Eteni Longondo.

L’armée de Mpanda s’est répartie en 4 unités chargées respectivement de Prévention de la maladie, de Dépistage, de Prise en charge et de Stratégie communicationnelle. Elle est composée des chimistes, pharmaciens, tradi-praticiens, biologistes, psychologues, virologues, etc.

Avec cette équipe des scientifiques, José Mpanda, tout en mettant un point d’honneur sur le pragmatisme, entend mener une lutte sans merci contre cet ennemi invisible et sauver la vie des citoyens aussi bien de la RD-Congo que du monde entier.

«Je tiens beaucoup à ce que nous ne prenions pas beaucoup de temps pour arriver aux solutions. Nous faisons face à beaucoup de déclarations, d’interprétations. Chacun a trouvé le produit pour guérir, chacun a la molécule qu’il faut. La population consomme n’importe quoi, elle est exposée aux charlatans, et ne sait pas à quel saint se vouer à ce jour. Qui doit sauver cette population? C’est nous les politiques, c’est vous les scientifiques», a dit le ministre José Mpanda pour booster le moral de ses troupes à qui il recommande de «réfléchir» pour offrir plus de munitions aux médecins déjà au front pour combattre le Covid-19. «Nous ne sommes pas là pour la théorie, pas de longues réflexions. Soyez pragmatiques et trouvez-nous vite des solutions», a recommandé le ministre de la Recherche scientifique, visiblement impatient de voir ses troupes remporter cette guerre dont les conséquences socio-économiques risquent d’être calamiteuses pour la RD-Congo, si elles ne les sont déjàpas.

Un sacré défi pour les hommes de science RD-congolais en ce moment où le monde entier se fait marcher dessus par le nouveau Coronavirus. Le défi est tellement intéressant que le ministre José Mpanda y décèle l’opportunité pour les scientifiques RD-congolais de prouver qu’ils peuvent apporter des solutions aux problèmes auxquels le monde est confronté et pendant que les experts «reconnus» se cassent encore les dents.

La mission est délicate. Mais, l’armée de José Mpanda est prête à monter sur ses grands chevaux. «Nous allons chercher des éléments de réponse scientifiqueà mettre à la disposition du gouvernement pour aider la cellule de riposte à travailler correctement sur le terrain», a rassuré le professeur-pharmacien Fridolin Kodondi Kule, président du Conseil scientifique national et président de la Commission scientifique créée par le ministre José Mpanda. Il a signifié également qu’ils vont retourner dans leurs laboratoirespour pousser des réflexions et évaluer l’efficacité de certains médicaments et plantes pour guérir du Coronavirus. «Nous allons tester au laboratoire avant de proposer au gouvernement», a-t-il précisé alors que la professeure Odette Kabena, biologiste et rapporteur de la Commission scientifique, est revenue sur le rôle essentiel des matières grises, qui se veulent unpoint d’appui au secrétariat technique de riposte contre le Covid-19.

«On parle de plus en plus du confinement, de plus en plus des gestes barrières à adopter, est-ce que du point de vue de la science, il y a une évidence par rapport à toutes ces méthodes proposées?», s’est-elle interrogée. Et d’annoncer:«La Commission a, par exemple,opté pour l’analyse au laboratoire de toutes les solutions hydro-alcooliques sur le marché pour évaluer leur efficacité sur la prévention. Nous ne voulons pas que les produits piratés et moins efficaces amplifient la maladie au lieu de diminuer son ampleur».

La professeure Odette Kabena a en outre rassuréque les labos sont disponibles et qu’ils vont «travailler sur le test et diagnostic rapides en vue de donner des résultats dans peu de temps et prendre en charge les malades au lieu d’attendre les 48 heures que prend l’INRB». Aussi, a-t-elle révélé, les équipes vont travailler sur les molécules antivirales pour pouvoir guérir la maladie. 

Laurent OMBA

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