
La mise en musique des recommandations des états généraux de la justice RD-congolaise traîne encore alors que plusieurs maisons carcérales du pays sont dans un état qui laisse à désirer. C’est le cas de la prison centrale d’Inongo, dans la province du Maï-Ndombe, qui, en principe, est tout sauf une maison de rééducation. Construite depuis 1918, cette prison où Etienne Tshisekedi wa Mulumba, farouche opposant au Maréchal Mobutu, avait été incarcéré pendant quelques jours, continue de se dégrader sans inquiéter les autorités compétentes. Selon la Société civile d’Inongo, cette maison pénitentiaire ne mérite plus de garder des détenus. Ses murs connaissent des fissures laissant entrevoir l’extérieur. A certains endroits, un visiteur peut même parler avec un prisonnier à partir des trous se trouvant sur les différents murs. Ce qui est bizarre pour une prison», a affirmé un acteur de la Société civile d’Inongo qui n’a cessé de faire des révélations troublantes.
A l’entendre, le directeur adjoint de la prison centrale d’Inongo partage son bureau avec le dépôt des cossettes de manioc. «Dès que vous entrez dans le bureau du directeur adjoint de cette prison, vous avez immédiatement l’impression d’être dans un dépôt des manioc. Non. Une partie de cette pièce sert plutôt de l’office du directeur adjoint. Ce qui étonne encore est le fait que cette prison qui est la plus grande de toute la province du Maï-Ndombe, a jusqu’à présent des fenêtres en bois», a-t-il révélé. Au regard de la description de cette maison carcérale, plusieurs bonnes consciences d’Inongo pensent que cette prison centrale ne répond plus aux conditions devant permettre de garder des détenus.
«Les prisonniers qui y sont encore, sont des personnes de bonnes morales sinon ils se seraient déjà évadés compte tenu de l’état dans lequel se trouve cette prison», ont déclaré d’autres acteurs de la Société civile de ce coin de la République. A bien comprendre les déclarations de la société, la prison centrale d’Inongo n’est un lieu idéal pour la détention des personnes à rééduquer et surtout des bandits de grand chemin. Il revient donc au ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux de prendre des dispositions pour réhabiliter cette grande prison de la province du Maï-Ndombe.

