
Le décès du pasteur-chantre Charles Ndombasi Lassa, dit Carlyto Lassa, survenu lundi 31 août 2026 à Cincinnati aux États-Unis, continue de susciter une vive émotion et une pluie d’hommages. De Kinshasa à la diaspora, musiciens, hommes de Dieu et mélomanes ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour saluer la mémoire de l’interprète du tube culte «Maya». Parmi les premières réactions, celle de Franck Mulaja. Figure majeure du gospel RD-congolais, leader du groupe Échos d’Adoration et ancien tude Gaël Music, il a écrit sur sa page Facebook: «Paix à l’âme du serviteur de Dieu, le pasteur Carlyto Lassa. Une voix qui marquera à jamais l’histoire de la musique RD-congolaise. Nous rendons grâce au Seigneur» a-t-il réagi. Autre voix du gospel, le pasteur Lord Lombo n’a pas caché sa consternation: «toutes nos condoléances à la famille de Papa Carlyto. Bon repos éternel, serviteur de Dieu», a-t-il posté sur ses réseaux.
Même hors du pays, l’émotion reste vive. La sœur MJ Maria, connue anciennement sous MJ30, a publié une vidéo souvenir sur TikTok, attablée aux côtés de l’illustre disparu. «Et c’est comme ça que le mois d’août finit! Jésus gagne encore en récupérant son serviteur. Je suis triste, mais Papa Charles Lassa nous a précédés dans le repos de Christ. Car, celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. Hébreux 4:10», a-t-elle partagé dans une vidéo souvenir. Le frère Aimé Nkanu, dans un message empreint de douleur, confirme la nouvelle: «C’est avec une profonde douleur et une grande consternation que nous confirmons le décès de notre ami et frère, le Pasteur Carlyto Lassa, survenu aux États-Unis. Un homme de foi, un serviteur de Dieu et un frère dont la carrière et le ministère ont marqué de nombreuses personnes. Que le Seigneur console les cœurs affligés et accorde à son serviteur le repos éternel», a-t-il écrit.
Enfin, l’hommage le plus poignant vient de la musique profane. Ferré Gola, patron du groupe Jet-Set, voit en Carlyto une source d’inspiration: «la disparition de Carlyto Lassa, dont la voix et le parcours ont éveillé la vocation du mélomane et du chanteur que je suis devenu, marque le départ d’une figure artistique majeure».
Du sacré au profane, c’est toute une nation musicale qui s’incline devant son parcours. Tous saluent la même voix, le même homme, le même parcours. Par ailleurs, la dernière louange de l’illustre disparu remonte à la veille de sa mort. Dimanche 30 août, il glorifiait encore Dieu dans un temple de Cincinnati. C’est le lendemain, lundi 31 août, qu’il a rendu l’âme tout en laissant le souvenir d’une double destinée. D’abord pilier de la rumba qui a fait danser tout un continent, puis berger qui a consacré ce même don, avec plus d’ardeur et de consécration, au service du Très-Haut.
Deborah MATEYI

