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RDC : LCM salue la prestation de serment par les nouveaux Hauts magistrats

Les 64 magistrats dont 7 femmes et 54 hommes ont prêté serment devant le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le mardi 4 août au Palais de la nation. Ces Hauts magistrats civils et militaires ont juré de remplir avec loyauté, honneur et dignité leurs tâches. Ils ont été tous nommés le 17 juillet 2020 par l’Ordonnance signée par le Magistrat suprême. C’est notamment ceux et celles de la Cour de cassation, du Conseil d’État, des Parquets généraux, mais aussi des Auditeurs et des Avocats généraux militaires.

Défendant l’instauration d’un État de droit en RD-Congo, le coordonnateur national du regroupement politique Le changement en marche -LCM-, Me John Mbaya Ntita, a salué cette prestation des serments et présenté ses félicitations aux assermentés qu’il qualifie des «juges dignes de redorer l’image de la RD-Congo en rendant la justice dans la droiture et équité». Selon lui, seule la justice élève une nation et c’est avec ce corps que le pays peut compter endiguer les antivaleurs notamment l’impunité, la corruption, le détournement des deniers publics, les coulages des recettes publiques, le blanchiment des capitaux, le bradage et le pillage illicite des ressources naturelles du sol et du sous-sol de la RD-Congo.

Me John Mbaya a noté avec satisfaction l’attention particulière que le Chef de l’Etat accorde à la magistrature, instrument essentiel pour l’instauration d’un État de droit. «Avec cet exercice de prestation des serments, l’exécution des ordonnances nommant ces nouveaux Hauts magistrats devient effective. Par voie de conséquence, le débat sur la validité, de l’application ou encore du contreseing desdites ordonnances par le vice-Premier ministre de l’Intérieur agissant pour le compte du Premier ministre est définitivement clos», a déclaré John Mbaya, soulignant que «l’on doit désormais passer à autres choses à faire pour répondre aux attentes du peuple RD-congolais».

Aux yeux de Me John Mbaya, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo vient de planter le décor devant l’accompagner vers l’établissement irréversible de l’État de droit où l’impunité, la corruption, les abus des pouvoirs ainsi que d’autres antivaleurs n’auront plus de place. Quant aux deux juges Jean Ubulu et Noël Kilomba ayant souhaité rester à la Cour constitutionnelle en lieu et place d’occuper leurs nouvelles fonctions à la Cour de cassation, le coordonnateur du LCM a relevé qu’ils agissent par indélicatesse, oubliant que l’ordonnance les nommant dans cette Cour a été abrogée.

«Les nouvelles ordonnances annulent toujours les premières. C’est pourquoi il y est toujours mentionnée cette assertion: ‘’toutes les dispositions antérieurs contraires à cette ordonnance sont abrogées…’’», a averti Me Mbaya. Selon lui, il n’appartient pas aux juges de donner des injonctions au Président de la République pour solliciter une nomination dans une instance de leur choix, bien au contraire, c’est le Chef de l’Etat de le nommer où il veut et en tenant compte des compétences de chacun sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature. «Les juges ne se nomment pas, mais sont nommés et promus par le Chef de l’Etat dans ses prérogatives constitutionnelles», a enfin insisté Me Mbaya.

Octave MUKENDI

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