
Présent à la réunion du Comité exécutif du Forum parlementaire de la SADC, ouverte mardi 25 novembre à Durban, en Afrique du Sud, le président de l’Assemblée nationale RD-congolaise, Aimé Boji Sangara, a présenté les faits sur la crise sécuritaire qui sévit à l’Est du pays et l’engagement du gouvernement à œuvrer pour une paix durable. Le speaker de la Chambre basse du Parlement RD-congolais a replacé au cœur des discussions la quête de paix dans l’Est de la RD-Congo, rappelant que le pays demeure engagé dans plusieurs processus diplomatiques majeurs destinés à mettre fin à une guerre qui consume la population depuis des décennies.
Devant ses pairs parlementaires de la SADC, Aimé Boji a éclairé sur l’Accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RD-Congo et le Rwanda. Il a notamment réagi au paragraphe 6.6.1.1 du rapport présenté au Comité exécutif, qui suggère que les FDLR et le M23 auraient conjointement déstabilisé le Rwanda et l’Est RD-congolais. «Cette lecture ne correspond nullement à la réalité des faits. Il n’y a eu aucune incursion ni action armée des FDLR sur le sol rwandais depuis plusieurs décennies. Les quelques centaines de miliciens encore actifs opèrent exclusivement en République démocratique du Congo et contre ses intérêts. Les FDLR servent aujourd’hui de prétexte pour justifier les agressions contre notre pays, tandis que le M23 est utilisé comme un véritable cheval de Troie», a expliqué le président de l’Assemblée nationale.
Tout en reconnaissant que les FDLR constituent une force négative à démanteler, conformément à l’accord, Aimé Boji a demandé avec insistance que les documents officiels reflètent fidèlement la réalité des faits.
Aimé Boji a également rappelé que l’Accord de Washington s’inscrit dans la continuité des processus de Nairobi et de Luanda, fruit de l’implication personnelle du Président angolais João Lourenço.
En parallèle, les pourparlers de Doha, engagés entre le gouvernement de la RD-Congo et le M23, ont abouti le 15 novembre dernier à la signature d’un accord-cadre, qui constitue la première étape vers un accord global visant la paix, la stabilité et la restauration de l’intégrité territoriale de la RD-Congo. Aimé Boji a fait savoir que, malgré ces progrès, les tensions demeurent fortes, notamment en raison des violations graves des droits humains dans les zones actuellement occupées par les forces armées rwandaises et leurs supplétifs du M23.
L’intervention du président de l’Assemblée nationale de la RD-Congo s’inscrit pleinement dans la dynamique de la réactivation de la diplomatie parlementaire, un pilier central de l’action du Parlement RD-congolais. Cette diplomatie proactive vise à soutenir les efforts du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi engagé dans un combat sans relâche en vue de mettre fin à cette guerre qui dure depuis plusieurs décennies. En portant la voix du pays dans les instances régionales, le président de l’Assemblée nationale a contribué à rétablir la vérité, à renforcer la solidarité continentale et à mobiliser les partenaires de la SADC autour de l’exigence de paix et de justice.


