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La Banque mondiale salue la méthode Alingete, figure de la lutte contre le gaspillage public

Depuis 2014, l’Inspection générale des finances -IGF-, sous la direction de Jules Alingete Key, a renforcé son rôle opérationnel pour prévenir et corriger les dérives budgétaires au sein des entreprises publiques. Face à des fonctions d’audit interne insuffisantes et à l’absence d’audits externes indépendants dans plusieurs entités, l’IGF a élargi ses interventions: au-delà des inspections ex-post, elle a multiplié les examens préventifs et mis en œuvre des contrôles ex-ante. Ces dispositifs, qualifiés de «patrouille financière», ont permis de combler des lacunes structurelles et de réimposer discipline et rigueur dans la gestion des dépenses publiques.

Le rapport de la Banque mondiale 2014–2024 reconnait l’efficacité de ces missions. Il souligne que les interventions menées sous la houlette de Jules  Alingete ont contribué à limiter des cas d’indiscipline budgétaire et à instaurer progressivement une culture de responsabilité dans plusieurs entreprises publiques, là où les mécanismes internes faisaient défaut. Ce constat donne un crédit technique aux pratiques de contrôle renforcé mises en place par l’IGF et fait de l’ancien inspecteur général chef de service une figure centrale de la lutte contre le gaspillage public.

Toutefois, le même rapport appelle à renforcer le système en  identifiant des faiblesses persistantes, caractérisées par l’immobilisme des structures comme le Conseil supérieur du portefeuille: comités d’audit souvent inopérants, fonctions d’audit interne largement insuffisantes et recours limité à des auditeurs externes indépendants. En l’absence de mécanismes internes robustes, l’IGF a comblé un vide opérationnel et donné une réponse nécessaire, mais qui ne saurait constituer une solution pérenne à elle seule.

La Banque mondiale appelle donc à traduire cet élan technique en réformes structurelles. Les recommandations principales sont claires: renforcer la conformité réglementaire lors de la nomination des auditeurs, doter les entreprises publiques de services d’audit interne pleinement opérationnels, et veiller à ce que les mécanismes de contrôle complètent, plutôt que remplacent, des conseils d’administration actifs et responsables. Ces mesures sont présentées comme des préalables pour consolider les gains obtenus. La patrouille financière, cette méthode développée par l’IGF a aussi suscité une attention internationale.

Les interventions d’Alingete ont été portées devant des instances comme le Parlement européen et le parlement fédéral belge, et ont donné lieu à des reconnaissances académiques, notamment un doctorat honoris causa décerné au Maroc. Ces éléments témoignent de l’intérêt porté aux approches préventives et opérationnelles développées dans ce contexte.

En conclusion, l’action de l’IGF sous la direction de Jules Alingete a rendu des services décisifs en rétablissant des contrôles là où la gouvernance faisait défaut. Pour assurer la durabilité de ces résultats, il est désormais nécessaire d’institutionnaliser l’audit interne et externe, de renforcer l’indépendance des organes de contrôle et de professionnaliser les conseils d’administration des entreprises publiques. Cette combinaison permettra de blinder le dispositif de contrôle.

Natine K.

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