
Arrivé dans le territoire de Kasenga, sa base électorale, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a été accueilli par une marée humaine. Depuis les premières heures de la matinée, une foule immense, hommes, femmes et enfants, toutes forces vives confondues, a bravé un soleil de plomb pour réserver un accueil triomphal à son élu. Avec des chants, youyous, drapeaux et calicots flottant dans les airs, Kasenga a parlé et confirmé son soutien à son digne fils. Après avoir communié avec la foule dans une ferveur populaire, le speaker du Sénat ne s’est accordé aucun répit. Cap directement sur le chantier du pont Tshialwe, une infrastructure stratégique de 362 mètres de longueur qui va s’imposer majestueusement sur la rivière.
Sur place, il a été accueilli par les équipes de l’Agence congolaise de grands travaux -ACGT- et de l’entreprise GED, à pied d’œuvre pour livrer l’ouvrage dans les délais. Pour le numéro un de la Chambre haute du Parlement, ce pont n’est pas un simple ouvrage d’art. C’est le futur cordon ombilical entre la RD-Congo et la Zambie, la clé du désenclavement et du boom économique de tout le Haut-Katanga.
«La dernière fois que j’étais ici, c’était le 26 février de cette même année. En tant que fils du terroir, élu de Kasenga, sénateur du Haut-Katanga et président du Sénat, j’ai pris l’habitude de venir visiter ce que j’appelle un projet structurant. Je salue ici l’action de deux Chefs d’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi et Son Excellence Hakainde Hichilema, pour avoir permis cette intégration régionale. Ce pont, ici au village Chalwe, qui va relier directement Kasomeno à Mwenda de l’autre côté, en Zambie, va permettre une véritable éclosion économique et des avancées logistiques majeures pour la circulation des biens et des personnes. J’ai constaté que les travaux évoluent selon le chronogramme donné. Le vœu est qu’à la fin de l’année prochaine, au mois d’octobre 2027, nous puissions avoir la fin des travaux et, nous l’espérons, la présence de deux Chefs d’État pour sceller notre collaboration entre la RD-Congo et la Zambie», a-t-il confié à la presse.
Puis: «je suis heureux de voir que les structures pour finaliser le pont se mettent déjà en place. À côté de l’entreprise GED qui travaille, nous avons notre société nationale, l’ACGT, qui assure le suivi, qui garantit le transfert de technologie avec nos experts en soudure, et qui gérera par la suite ce poste frontalier qui sera très automatisé. Je suis aussi heureux de voir une forte évolution sur l’asphaltage de la route. Le vœu est que ce travail, entre mai et juillet de l’année prochaine, soit complètement terminé. Il y a aussi un volet social qu’il faut reconnaître. Il s’agit des indemnisations, des constructions de logements et un accompagnement agricole avec un projet de ferme qui renforce les capacités des populations locales. C’est pour cela que nous disons que c’est un projet intégrateur».
Il a salué cette initiative et promis de retourner sur le site pour constater la fin des travaux. «Je ne peux qu’encourager la suite des travaux. Je reviendrai entre la fin de cette année et le début de l’année prochaine pour voir les travées du pont se rejoindre. J’encourage tous les acteurs, à commencer par le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à pousser pour que cet ouvrage voie le jour. Ce sera au grand bénéfice de la population du Haut-Katanga, de Kasenga et de toute la RD-Congo», a-t-il promis. Cette visite s’inscrit dans la mission constitutionnelle de contrôle parlementaire et de suivi de grands projets d’infrastructures sur l’ensemble du territoire national.








