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Guerre en RDC : Yolande Elebe salue l’engagement collectif contre l’agression rwandaise

Le studio mythique Maman Angebi de la RTNC a vibré, samedi 15 mars dernier, au rythme d’une cérémonie haute en couleurs organisée par le gouvernement de la République, et qui a vu naître un autre front, s’ajoutant ainsi à ceux déjà devenus opérationnels: le front culturel. Étaient présents à ce lancement officiel quelques membres du gouvernement, dont Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, et Yolande Elebe Ma Ndembo, ministre de la Culture, Arts et Patrimoines, qui était à l’honneur.

Au-delà du décor planté pour la circonstance et de la qualité de la prestation de la chorale Luc Gillon invitée pour agrémenter cette journée culturelle, le message était clair: «Congolais telema!», le slogan qui accompagne cette campagne d’éveil patriotique. Dans cette salle chauffée à blanc, on pouvait également apercevoir un parterre de ministres et de députés provinciaux, y compris différentes autres épaules galonnées du monde de la culture et des arts. Selon la patronne de la Culture, les artistes musiciens et autres hommes de culture -théâtre, danse, peinture, poésie…- ne manquent pas quelque chose à dire, ni à faire par rapport à l’agression rwandaise.

«Ils veulent aussi s’exprimer», a-t-elle lâché. Elle a eu les mots justes pour saluer, non seulement l’engagement collectif des RD-Congolais contre l’agression rwandaise, mais également le rôle des médias comme «un outil puissant d’éveil de conscience et de renforcement de l’unité nationale». L’on notera que cette soirée a été agrémentée par la chorale Luc Gillon, le bâtisseur et ancien recteur de l’Université de Kinshasa -UNIKIN.

Dans leurs chants, danses et autres exhibitions sous forme de sketchs, ces jeunes gens ont tenu l’assistance en haleine pendant près de trois heures, retraçant la vie à l’Est du pays où les groupes armés sèment la terreur et la désolation. Ici, ils mettent en exergue la beauté de la RD-Congo en général et du Kivu en particulier où la population vit dans la joie et en harmonie et ce, sur une terre dotée de toutes les richesses tant du sol que du sous-sol. Mais subitement, elle se voit surprise par des assaillants, ou mieux, des groupes armés qui se mettent à les violenter, jusqu’à les massacrer, mettant ainsi un terme à leurs réjouissances. Un spectacle édifiant mais au fond poignant avec l’entrée en scène de l’agresseur rwandais. Le public a eu à apprécier ce ballet pour avoir présenté un beau spectacle avec un message fort. Mais au bout du compte, cette prestation était assortie d’une question à laquelle ils ont tenté eux-mêmes d’apporter des réponses: «Combien de temps faudra-t-il que le sang continue à couler au Congo?». 

En réponse, tôt ou tard, la paix reviendra en RD-Congo, notamment après cette occupation temporaire du Rwanda.  Prenant la parole à cette occasion, Patrick Muyaya a salué la puissance de la culture, disant que «c’est une arme redoutable qui va aussi se mettre à contribution dans le cadre de l’opération «Congolais telema!». Non sans promettre pour ce samedi la prestation d’un autre ballet et non de moindre: le ballet national.

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